Neuf Suisses sur dix songent à réduire leur consommation

Neuf Suisses sur dix songent à consommer moins. Les jeunes, en particulier, ont un regard critique ...
Neuf Suisses sur dix songent à réduire leur consommation

Neuf Suisses sur dix songent à réduire leur consommation

Photo: KEYSTONE/CYRIL ZINGARO

Neuf Suisses sur dix songent à consommer moins. Les jeunes, en particulier, ont un regard critique sur leur comportement de consommation. C'est le résultat d'un sondage réalisé pour le WWF.

Les Suisses consomment 'comme si demain n'existait pas'. Ils achètent les voitures les plus lourdes d'Europe, prennent l'avion deux fois plus que leurs voisins et produisent plus de déchets par habitant que dans n'importe quel autre pays, constate lundi le WWF.

Pourtant, un sondage réalisé par GfK auprès d'un millier de personnes dans toutes les régions du pays pour le compte de l'organisation pour la protection de l'environnement montre neuf Suisses sur dix 'réfléchissent à la possibilité de réduire consciemment leur consommation'. Ils sont même 19 sur 20 en Suisse romande.

Argent et environnement

La principale raison pour réduire la consommation est d'économiser de l'argent, selon 44% des sondés. Pour 20%, il s'agit de ménager l'environnement. Les autres raisons invoquées sont le fait de déjà avoir tout ce qui est nécessaire, d'alléger son existence et de disposer de plus de temps plutôt que d'un multitude d'objets.

En Suisse romande, les économies d'argent sont une motivation 'particulièrement importante'. Les Tessinois invoquent l'environnement plus souvent que la moyenne. Les Alémaniques sont plus nombreux à vouloir davantage de temps.

Les sondés sont tous d'accord sur un point: les autres consomment plus qu'eux. Le sondage montre également que plus les personnes interrogées sont jeunes, plus elles estiment qu'elles consomment trop.

Pour le WWF, une chose est certaine: 'notre consommation actuelle de ressources nuit fortement à l'environnement'. L'efficience a apporté 'une certaine amélioration', mais ce n'est pas suffisant. Il faut davantage miser sur le principe de sobriété, estime l'organisation.

/ATS
 

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