Nombre record de décès en Suisse en 2020

La Suisse a connu un nombre record de décès en 2020. Ils ont augmenté de 12,4% pour s'établir ...
Nombre record de décès en Suisse en 2020

Nombre record de décès en Suisse en 2020

Photo: KEYSTONE/ANTHONY ANEX

La Suisse a connu un nombre record de décès en 2020. Ils ont augmenté de 12,4% pour s'établir à 76'200. L'espérance de vie a aussi baissé durant cette année où la pandémie de coronavirus 'a affecté les différents événements démographiques', indique l'OFS.

La Suisse a subi deux grandes vagues de décès, selon les chiffres définitifs de la statistique du mouvement naturel de la population publiés mardi par l'Office fédéral de la statistique. En mars-avril, elle a dénombré près de 1700 décès supplémentaires par rapport à la même période de 2019 (+14%). D'octobre à décembre, elle en a recensé près de 7800 de plus que durant les mêmes mois de 2019 (+45%).

La progression des décès a été plus importante chez les hommes que chez les femmes. Dans la population suisse, le nombre des décès était supérieur de 13,7% chez les hommes et de 9,3% chez les femmes. Dans la population étrangère, la différence était de 22,8% pour les hommes et de 20,4% pour les femmes.

Forte mortalité du 4e âge

En outre, elle a été plus marquée chez les personnes de 80 ans ou plus (+15,5%) que dans les autres classes d'âge. Pour comparaison, la progression des décès de personnes du 4e âge ne s'élevait qu'à +1,5% à fin 2019.

Avec plus de 10 décès pour 1000 habitants, le Tessin, le Jura, Bâle-Ville, Glaris, Neuchâtel et Schaffhouse sont les cantons qui déplorent le plus grand nombre de morts au sein de leur population. Zoug est celui qui en compte le moins (7 pour 1000 habitants). Au niveau national, cette valeur s'établit à 9 pour mille.

En raison de l'augmentation de la mortalité aux grands âges, l'espérance de vie a diminué. L'espérance de vie à 65 ans des hommes a ainsi reculé de 0,7 an en passant de 20,0 à 19,3 ans et celle des femmes de 0,5 an en passant de 22,7 ans à 22,2 ans.

Baisse des naissances

La pandémie a également freiné l'accroissement naturel de la population, soit la différence entre les naissances et les décès. Celle-ci a chuté de moitié, passant de 18'400 personnes en 2019 à 9700 en 2020. Outre l'augmentation des décès, ce phénomène est aussi dû à un léger recul des naissances.

Ces dernières sont passées de 86'200 en 2019 à 85'900 un an plus tard. C'est le chiffre le plus bas enregistré depuis 2013. Le nombre de naissances de filles a baissé de 1%, alors que celui des garçons a crû de 0,3%.

Moins de mariages et de divorces

Le nombre d'unions a également baissé durant l'année de la pandémie. Celui des mariages a reculé de 9,8%, à 35'200, celui des partenariats enregistrés a reculé de 3,4%, à 651. Les couples de femmes sont toujours moins nombreux à choisir cette voie que ceux d'hommes, mais leur part dans l'ensemble des partenariats enregistrés est en hausse, passant de 38% en 2019 à 41% en 2020.

Dans le même temps, les juges ont prononcé moins de divorces (16'200, -4%). La durée moyenne du mariage au moment du divorce s'établit à 15,6 ans. Si les comportements observés en 2020 restent identiques à l'avenir, on estime que deux mariages sur cinq (39,5%) pourraient se terminer un jour par un divorce.

Avec plus de 2 divorces pour 1000 habitants, Jura, Genève, Neuchâtel et le Valais comptent le plus grand nombre de divorces par rapport à leur population. Uri est celui qui en dénombre le moins avec 1,3 pour mille. Au niveau national, cette valeur s'établit à 1,9 pour mille.

Le nombre des partenariats dissous est en constante augmentation depuis 2007. Entre 2019 et 2020, il est passé de 200 à 212 cas, soit une progression de 6,0%. Les dissolutions sont plus nombreuses dans les couples d'hommes que dans ceux des femmes (respectivement 124 et 88).

/ATS
 

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