Personnel soignant pour des tests obligatoires contre le Covid-19

L'Association suisse des infirmières et infirmiers approuve l'introduction de tests obligatoires ...
Personnel soignant pour des tests obligatoires contre le Covid-19

Personnel soignant pour des tests obligatoires contre le Covid-19

Photo: KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

L'Association suisse des infirmières et infirmiers approuve l'introduction de tests obligatoires pour les soignants non vaccinés contre le coronavirus. 'Un des buts principaux de notre profession, c'est de mettre hors de danger les patients', déclare Roswitha Koch.

'Pour les institutions de soins, il est donc primordial de mettre en place des concepts de protection afin de protéger leurs patients et aussi le personnel', ajoute la responsable du développement des soins infirmiers de l'association dans un entretien diffusé vendredi par La Tribune de Genève et 24 Heures.

Selon elle, des tests réguliers peuvent faire partie intégrante de tels concepts. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a transmis mercredi plusieurs propositions aux cantons pour faire face à la propagation rapide en Suisse du très contagieux variant Delta. Parmi elles figure un dépistage obligatoire du personnel soignant non vacciné contre le Covid-19.

Réduction du salaire

Mme Kock réitère en revanche son opposition à une vaccination obligatoire pour le personnel soignant en Suisse. 'La loi sur les épidémies prévoit une telle clause, mais les conditions ne sont pas remplies, notamment en ce qui concerne la proportionnalité de la mesure. Si les autorités devaient prendre une telle décision, il faudrait sans doute que la justice tranche'.

Quant à la décision de l'Hôpital du Jura de moins payer son personnel non vacciné en cas de quarantaine, ce n'est, selon la responsable de l'association, qu'une tentative de mettre la pression pour la vaccination. Elle 'laissera des traces'.

Elle peut être interprétée 'comme un manque de respect vis-à-vis d'hommes et de femmes qui se sont beaucoup engagés [...] dans cette pandémie' et 'peut même renforcer les convictions de ceux qui hésitent' à se faire vaccine, assure Mme Koch.

/ATS
 

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