Réorganisation de la caisse de prévoyance de l'Etat du Valais

La solution aux problèmes structurels de la caisse de prévoyance du personnel de l'Etat du ...
Réorganisation de la caisse de prévoyance de l'Etat du Valais

La solution aux problèmes structurels de la caisse de prévoyance du personnel de l'Etat du Valais passe par une profonde réorganisation. Le gouvernement valaisan veut mettre fin à la garantie de l'Etat.

La réforme passe par la scission de l'actuelle caisse en deux entités, a expliqué mardi le chef du département valaisan des finances Roberto Schmidt. Une caisse fermée concernera les employés affiliés avant 2012, une caisse ouverte pour les autres. Cette dernière ne bénéficiera plus de la garantie de l'Etat.

Cette manière de faire permet au canton de 'tirer un trait sur le passé', a déclaré M. Schmidt. La caisse fermée permettra de circonscrire les problèmes. Le canton devra capitaliser progressivement cette caisse à hauteur de 1,35 milliard de francs au cours des 20 prochaines années.

La caisse fermée n'aura plus de nouveaux cotisants et sera d'ici 2051 une simple caisse de rentiers. Il en existe déjà de nombreuses en Suisse comme celle de l'ex-Swissair, a précisé l'expert Werner Hertzog.

Le canton injectera 265 millions de francs dans la caisse ouverte qui fonctionnera sans garantie de l'Etat. Cette nouvelle caisse sera soumise au même régime que les institutions de prévoyance du secteur privé.

Effort des employés

Parallèlement, le canton entend favoriser la flexibilisation de l'âge de la retraite qui s'étendra de 58 à 70 ans. L'objectif de prévoyance de 60% du salaire assuré est maintenu, mais à l'âge ordinaire de l'AVS. Les assurés pourront constituer librement une épargne supplémentaire.

Les employés d'Etat auront aussi un effort à fournir. L'application des futurs taux de conversion peut entraîner des diminutions de l'ordre de 18%. La participation du canton vise à limiter à 7,5% au maximum la baisse des rentes pour tous les assurés.

Au final, l'effort demandé aux assurés se chiffre à 350 millions de francs. Ce montant correspond à une diminution des rentes, qui pourra être compensée par une prolongation de l'activité professionnelle si l'employé le souhaite.

Le conseil d'Etat souhaite que cette réforme puisse être mise en vigueur au 1er janvier 2020. Il prévoit de la présenter au Grand Conseil dans le courant de l'année prochaine.

/ATS
 

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