Retour de cerfs et de biches adultes sur territoire jurassien

Des cerfs et des biches adultes sont de plus en plus souvent signalés sur le territoire du ...
Retour de cerfs et de biches adultes sur territoire jurassien

Retour de cerfs et de biches adultes sur territoire jurassien

Photo: Chancellerie d'Etat du canton du Jura

Des cerfs et des biches adultes sont de plus en plus souvent signalés sur le territoire du canton du Jura. La présence d’une biche et de son faon né ce printemps a été documentée par des observations et un piège photographique.

Après plus de 150 ans d’absence, la naissance démontre que la recolonisation de tout l’Arc jurassien par le cerf est en passe d’être complète, a indiqué mercredi la Chancellerie d'Etat du canton du Jura. La présence de la biche a été d'abord signalée par un garde-forestier attentif.

L’installation d’un piège photographique par le garde-faune cantonal a ensuite permis de découvrir la présence d’un faon, précise le communiqué. La découverte a été réalisée dans les flancs escarpés du sud de la Vallée de Delémont.

Pour mémoire, le cerf avait quasi disparu de Suisse au 19e siècle, suite à la destruction de son habitat forestier par des coupes massives, ainsi que d’une chasse intense et non contrôlée. Dès 1870, les premiers cerfs ont regagné les Grisons depuis l’Autriche.

Reconquête

Le contexte était redevenu plus favorable, avec une loi fédérale sur la chasse adoptée en 1875 qui limitait les périodes de chasse et protégeait les femelles. En l’absence de grands prédateurs, et avec une forêt aussi bien protégée par la législation, la reconquête du territoire s’est poursuivie jusqu’à ce jour.

Seules certaines régions du Plateau suisse et le canton du Jura restaient non colonisés ces dernières années. Aujourd’hui, le pays abrite au total plus de 35'000 individus, surtout dans les Alpes et les Préalpes. Près du tiers un abattu chaque année à la chasse.

Dans le Jura, depuis une quinzaine d’années, le nombre d’observations a augmenté. Des ramures ont été retrouvées en forêt. Une bonne vingtaine d’individus adultes vivent désormais disséminés sur le territoire cantonal, même si aucune véritable harde ne s’est encore constituée.

Bonne nouvelle

La colonisation est lente en partie en raison du manque de perméabilité des voies de déplacement (réseau routier et infrastructures). Les animaux sont venus naturellement de deux axes de colonisation principaux, soit de l’ouest par les côtes du Doubs et du sud-est par la chaîne du Raimeux.

Des individus ont également été signalés en Basse-Allaine, sans doute aussi en provenance d’Alsace. 'Le retour du cerf élaphe est une bonne nouvelle et démontre la présence d’habitats adaptés dans nos régions', conclut le communiqué.

/ATS
 

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