Revue de presse du dimanche 21 février 2016

Avec les requérants d'asile syriens, la clause de sauvegarde et l'initiative sur le renvoi ...
Revue de presse du dimanche 21 février 2016

Revue de presse du dimanche 21 février 2016

Photo: Keystone

Avec les requérants d'asile syriens, la clause de sauvegarde et l'initiative sur le renvoi des criminels étrangers, le thème de l'immigration et des étrangers en Suisse figure en tête des sujets abordés par la presse dominicale. En voici les titres:

Le Matin Dimanche: Les écarts entre les revenus des maires des villes de Suisse sont énormes. Les exemples extrêmes de Bienne et de Bulle illustrent la difficulté de trouver un juste milieu. Le maire de Bienne, qui touche plus de 20'000 francs brut par mois, est l'un des mieux payés du pays. En Suisse romande, seuls le syndic de Lausanne et le maire de Genève perçoivent davantage qu'Erich Fehr. C'est ce qui ressort d'un sondage effectué par Le Matin Dimanche auprès de toutes les communes de plus de 10'000 habitants. Les chefs des exécutifs gagnent en moyenne 190'000 francs pour des équivalents plein-temps, mais les disparités sont énormes. A l'autre extrémité du classement, la ville de Bulle, dont le syndic, Yves Menoud, touche un forfait de 75'000 francs par an pour un 80%, ce qui équivaudrait à 93'750 francs à plein-temps.

Le Matin Dimanche: La société KPMG est touchée par l'enquête pénale du Ministère public valaisan sur une supposée vaste escroquerie qui concerne des ventes de vins prestigieux et d'actions d'une start-up aux Pays-Bas, indique Le Matin Dimanche. Certaines parties plaignantes critiquent le rôle joué dans cette affaire par la multinationale de services d'audit et de conseils, mandatée par la start-up pour réaliser une due diligence. La police a perquisitionné ses sièges de Lausanne et Genève, le 9 novembre 2015. Des documents ont été séquestrés. KPMG a facturé ses prestations à la start-up, dont le principal suspect était le cogérant, pour des centaines de milliers de francs. Il les a payées, avec parfois l'argent de ses victimes. Cet aspect du dossier pénal ne concerne que l'arnaque de la vente à un prix surévalué d'actions de la start-up.

Le Matin Dimanche: L'Etat de Vaud a abandonné, en catimini, son projet d'hôpital carcéral pour des raisons budgétaires. 'Ce projet existe toujours, mais il ne correspond plus à ce qui avait été annoncé' pour 2014 par le conseiller d'Etat Philippe Leuba en 2011, indique dans une interview au Matin Dimanche Bruno Gravier, chef du Service de médecine et psychiatrie pénitentiaires (SMPP). L'idée de construire un hôpital à Bochuz a laissé place à un plan de transformation de la prison de la Tuilière à Lonay en un centre de soins psychiatriques, souligne-t-il. Et d'expliquer: le 'coût très élevé' du projet d'hôpital carcéral 'ne permettait pas d'autres réalisations prioritaires'. La prison de la Tuilière abrite une unité de soins psychiatriques pour 13 personnes, ouverte 5 jours sur 7. Le but est de doubler sa capacité et de l'ouvrir 7 jours sur 7.

SonntagsZeitung/NZZ am Sonntag: Le soutien à la clause de sauvegarde pour réguler l'immigration provenant de l'Union européenne (UE) s'effrite, alors que cette clause n'a toujours pas été décidée de manière officielle. Dans la SonntagsZeitung et la NZZ am Sonntag, le président du PLR, Philipp Müller, et le président du groupe socialiste au Parlement, Roger Nordmann, se disent contre cette mesure. Par ailleurs, d'après les hebdomadaires alémaniques, plusieurs conseillers fédéraux pourraient très bien vivre avec un retard dans son entrée en vigueur, ce qui libérerait davantage de temps pour négocier avec l'UE. Car il paraît illusoire de compter sur la complaisance de Bruxelles alors que le Royaume-Uni prépare un référendum sur le maintien dans l'UE le 23 juin.

Zentralschweiz am Sonntag: Les requérants d'asile syriens ont communiqué aux autorités helvétiques l'an dernier au total 387 dénonciations pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité ou génocide, indique la Zentralschweiz am Sonntag, qui se base sur des chiffres provenant de l'Office fédéral de la police (fedpol). L'office s'est lui-même procuré ces données auprès du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), qui entend régulièrement des migrants s'exprimer à propos de tels crimes. Les données pourraient être utilisées prochainement par un tribunal international spécialisé dans les crimes de guerre.

Schweiz am Sonntag: La Schweiz am Sonntag constate l'existence d'un Röstigraben dans l'intégration des réfugiés et des étrangers admis en Suisse provisoirement. Ces personnes sont bien davantage à travailler dans les cantons alémaniques que dans les cantons romands. Contre 55% à Obwald, 44% dans les Grisons ou 41% à Glaris, la part de ces étrangers en emploi plonge en Suisse romande, même bien au-dessous de la moyenne suisse, qui se situe à 30%. Ainsi, ils sont par exemple seulement 17% à travailler dans le Jura, 18% à Genève et 21% dans le canton de Vaud. La situation du marché du travail explique en partie cette différence. Dans les cantons touristiques comme les Grisons, davantage de places de travail pour les personnes peu qualifiées sont proposées.

Schweiz am Sonntag: L'initiative 'Pour le renvoi effectif des étrangers criminels', ou initiative de mise en oeuvre, est le sujet qui domine le plus dans les médias parmi les objets soumis au vote le 28 février, indique la Schweiz am Sonntag. A elle seule, l'initiative de l'UDC représente environ la moitié des contributions publiées ou diffusées, d'après une analyse de l'institut de recherche 'Public et Société' de l'Université de Zurich (fög). Les sujets liés aux votations et diffusés dans les médias ont 'une teneur négative prononcée', note l'institut. Environ un quart d'entre eux concerne le 2e tube au Gothard et le reste se partage entre l'initiative PDC contre la pénalisation du mariage et celle des jeunes socialistes contre la spéculation sur les denrées alimentaires.

NZZ am Sonntag: Les questions autour de la démission du président du conseil d'administration d'Implenia, Hubert Achermann, se sont faites nombreuses après son retrait au début du mois. Selon les propres dires du patron du numéro un suisse de la construction, Anton Affentranger, interrogé par la NZZ am Sonntag, lui et Achermann ne s'entendaient guère plus. Ce dernier, membre de l'organe de contrôle depuis 2013 qu'il présidait depuis mars dernier, a annoncé son retrait le 3 février dernier. Implenia avait évoqué des 'raisons personnelles' pour justifier ce départ. 'Les rapports entre Achermann et moi se sont refroidis', explique M. Affentranger, se refusant toutefois à parler de lutte de pouvoir.

/ATS


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