Risques particulièrement élevés en Valais

Le danger d'avalanche est particulièrement élevé en Valais. L'Institut pour l'étude des avalanches ...
Risques particulièrement élevés en Valais

Risques particulièrement élevés en Valais

Photo: Keystone

Le danger d'avalanche est particulièrement élevé en Valais. L'Institut pour l'étude des avalanches de Davos a porté le risque à 4 sur 5 dimanche. Une situation peu courante.

La situation n'est pas encore exceptionnelle, explique le nivologue Robert Bolognesi. Mais il est vrai qu'elle peut le devenir. 'Les prochaines 48 heures vont être déterminantes'.

Les zones habitées et les voies de communication ne sont pas concernées pour le moment. Le danger peut encore augmenter d'ici mercredi, estime M. Bolognesi. Les chutes de neige pourraient apporter plus de 50 centimètres.

Evolution incertaine

La température va aussi jouer un rôle. Si elle s'élève en altitude, le risque de grosses coulées sera plus important. Pour le moment, la tendance est plutôt à un refroidissement. L'incertitude subsiste. 'Nous suivons étroitement l'évolution', précise Pascal Stoebener, responsable de la section des dangers naturels à l'Etat du Valais.

L'absence de neige à basse altitude limite les risques d'avalanche. Le soucis principal concerne les glissements de terrain. La pluie a fait fondre les premières neiges. Les terres sont gorgées d'eau. Le Chablais semble le plus exposé.

Pas de crue

Les gros volumes d'eau n'ont en revanche que peu d'influence sur les rivières, ni sur le Rhône. Le débit du fleuve est très bas. 'On est très loin des seuils d'alerte', précise M. Stoebener. A Sion, le débit est de 37 mètres cubes par seconde. Le premier seuil d'alerte est atteint lorsque le débit est de 450 mètres cubes par seconde.

Si les zones habitées et les routes ne sont pas menacées, les randonneurs et skieurs hors pistes sont particulièrement exposés. De grosses accumulations de neige sur les versants nord peuvent provoquer d'importantes coulées, précise M. Bolognesi.

Un danger d'avalanche de degré 4 concerne environ 2% des jours de l'hiver, soit deux à trois jours par saison. 'Cette année, on est au-dessus de cette moyenne', indique M. Bolognesi. Mais pour le moment rien de comparable avec février 1999, mois durant lequel le Valais avait connu une vague d'avalanches meurtrières.

/ATS


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