Un couple de martins-pêcheurs s'est installé au zoo de Bâle

Un couple de martins-pêcheurs s'est installé au zoo de Bâle. Les deux représentants de cette ...
Un couple de martins-pêcheurs s'est installé au zoo de Bâle

Un couple de martins-pêcheurs s'est installé au zoo de Bâle

Photo: Zoo de Bâle/Keystone

Un couple de martins-pêcheurs s'est installé au zoo de Bâle. Les deux représentants de cette espèce d'oiseaux menacée passent le plus clair de leur temps à l’affût ou à la chasse près du vivarium ou sur les rives des plans d’eau du parc.

Des martins-pêcheurs s'invitent régulièrement au zoo de Bâle durant l'hiver, a communiqué mercredi le parc. Mais cette année, un couple y a carrément pris ses quartiers. Il s'y trouve depuis plusieurs semaines. L'espoir est maintenant que la paire se reproduise. Si les poissons ne manquent pas dans les plans d’eau, les possibilités de couvaison n’ont jusqu’à présent jamais été au point.

L'an dernier, les soigneurs ont construit un talus artificiel doté d’un nid qui semble désormais susciter un vif intérêt auprès des oiseaux. L’emplacement de ce talus reste secret en vue d'offrir aux volatiles la plus grande tranquillité possible. Il ne reste maintenant plus qu’à attendre le début de la saison de gestation, en mars ou avril, pour savoir si les martins-pêcheurs ont trouvé le nid à leur goût.

Populations en baisse

Avec son plumage bleu flamboyant sur le dos, son ventre orange vif et son long bec, le martin-pêcheur ne ressemble à aucun autre oiseau de la région. On en trouve toute l'année en Suisse, mais sa population a nettement diminué. Selon la Station ornithologique de Sempach (LU), ils ne seraient plus qu'entre 400 et 500. On en compte 79'000 à 160'000 à travers l’Europe.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) a classé les martins-pêcheurs parmi les espèces menacées. Un phénomène dû en grande partie à leur mode de vie, car ils sont particulièrement exigeants, tant en ce qui concerne la nourriture que les lieux de gestation. Ils ont besoin d’eaux riches en petits poissons et de postes de guet pour chasser.

Oiseau facilement dérangé

Les eaux polluées et traitées mènent la vie dure aux martins-pêcheurs, dès lors que la population de poissons n’est pas suffisante pour nourrir une famille entière. Le développement croissant des activités de loisirs laisse également de moins en moins de paix à cet oiseau peureux, qui prend la fuite à la moindre perturbation.

/ATS
 

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