Un rapport démasque la « machine administrative » vaudoise

Protection des données lacunaire et manque de personnel pénitentiaire, la Commission de gestion ...
Un rapport démasque la « machine administrative » vaudoise

Un rapport démasque la

Photo: Keystone

Protection des données lacunaire et manque de personnel pénitentiaire, la Commission de gestion du Grand Conseil (Coges) a présenté ses remarques sur l'activité en 2014 du Conseil d'Etat vaudois. Sa liste comprend 34 observations.

Travail 'minutieux' de miliciens, le rapport de la Coges fait plus de 160 pages. Il compte au total 34 observations adressées au gouvernement vaudois pour qu'il s'assure de 'l'efficience de la machine administrative', a déclaré lundi Valérie Schwaar, présidente socialiste de la Coges.

Parmi ses nombreux constats, la responsable a mis en exergue le retard du canton à propos du registre des fichiers, élément 'sensible' de la protection des données. Ce registre, qui devrait être disponible sur Internet, n'est toujours 'pas effectif', six ans après la date requise.

Etat interpellé

Il devient 'urgent' de réaliser ce registre, a souligné Valérie Schwaar. L'Etat doit se 'mettre en conformité', a-t-elle ajouté, craignant que la tâche de rattrapage ne soit de longue haleine. Pour mémoire, les entités soumises à la loi cantonale sur la protection des données personnelles doivent déclarer leurs fichiers. Sur cette base, le service compétent doit tenir un registre public.

Conséquence de la surpopulation carcérale et des efforts du canton pour combler son retard, la dotation en personnel pénitentiaire peine à se mettre à niveau. Le marché est 'sec', notamment pour les postes de cadres. Il manque 7 à 8 directeurs d'établissements en Suisse romande, a relevé le député socialiste Claude Schwab.

Revaloriser la profession

La profession souffre aussi d'un déficit d'image, voire de vocabulaire. Il ne faut plus parler de 'matons', mais d'agents de détention afin que ces métiers soient revalorisés, a jugé le membre de la Coges.

Autre manque pointé par la commission: la mauvaise communication de l'Office des vins vaudois (OVV) vis-à-vis des producteurs-encaveurs à propos de sa stratégie promotionnelle. Ces bailleurs de fonds ont fait part de 'leurs doléances', a noté la Vert'libérale Dominique-Ella Christin. Les explications sur la vision à long terme de l'OVV sont 'peu documentées' par exemple.

Adapter la LEO

Concernant la LEO (loi sur l'enseignement obligatoire), la députée Catherine Labouchère (PLR) a mis en lumière le problème rencontré en voie générale entre la maîtrise de classe et l'approche du monde professionnel. Pour des raisons d'horaires et de niveaux, l'organisation des tâches est problématique.

Il faut trouver une solution pour que l'approche du monde professionnel ne 'soit pas vidée de son sens'. La Coges prie le Conseil d'Etat de résoudre le problème.

Question du présentéisme

Questionnée sur le scandale révélé récemment par la presse (un ancien cadre de l'Etat s'est vanté d'avoir gagné au total 1 million de francs à ne rien faire), la présidente de la Coges a indiqué que 'l'Etat doit se doter des outils' pour gérer de tels cas. La question du présentéisme se pose à l'Etat de Vaud comme à n'importe quel employeur, a relevé Valérie Schwaar.

/ATS


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