Une commission refuse de chasser le loup toute l'année

Pas question de faire pression à ce stade pour pouvoir chasser le loup toute l'année. Pour ...
Une commission refuse de chasser le loup toute l'année

Une commission refuse de chasser le loup toute l'année

Photo: Keystone

Pas question de faire pression à ce stade pour pouvoir chasser le loup toute l'année. Pour la commission de l'environnement du Conseil des Etats, une telle proposition n'a plus lieu d'être après le récent tour de vis proposé par le gouvernement.

Le Conseil des Etats avait refusé une initiative cantonale valaisanne demandant de pouvoir chasser le loup toute l'année. Par 101 voix contre 83, le National a toutefois donné suite à ce texte qui nécessiterait de renégocier la Convention de Berne pour que la Suisse puisse ajouter une réserve excluant la protection de cet animal sur son territoire.

Par 7 voix contre 2 et 2 abstentions, la commission du Conseil des Etats demande au plénum d'enterrer l'initiative valaisanne. La majorité se félicite des mesures proposées entretemps par le Conseil fédéral et sur lesquelles le Parlement pourra bientôt se prononcer. La commission pourra se pencher sur le projet et si nécessaire le modifier. L'initiative n'aurait donc plus lieu d'être.

Projet prêt pour le débat

Il y a deux semaines, le gouvernement a annoncé qu'il allait demander la déclassification du loup de 'strictement protégé' à 'protégé' dans le cadre de la Convention de Berne. Dans le projet qu'il a remis parallèlement aux Chambres, il propose que les espèces protégées soient plus facilement régulées si elles représentent un risque de dégâts considérables ou de danger concret pour l'homme malgré l'application de mesures de prévention.

La loi fait explicitement état d'interventions et non plus seulement du tir d'animaux isolés. Les cantons ne seront plus obligés de prouver un dommage concret. Moyennant une consultation de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV), ils pourront prendre les devants.

Les interventions régulatrices seront permises non seulement pour les loups, mais également pour certaines espèces protégées qui sont source de conflits. Le bouquetin et le cygne tuberculé comptent parmi ces espèces et d'autres, comme le castor ou le lynx, pourront être ajoutées à la liste en fonction des débats parlementaires.

/ATS
 

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