Une partie de Bondo et deux hameaux inhabitables pour deux mois

La zone de Bondo (GR) submergée par l'éboulement, ainsi que la zone rouge, resteront inhabitables ...
Une partie de Bondo et deux hameaux inhabitables pour deux mois

Une partie de Bondo et deux hameaux inhabitables pour deux mois

Photo: Keystone

La zone de Bondo (GR) submergée par l'éboulement, ainsi que la zone rouge, resteront inhabitables pour au moins deux mois. Les hameaux de Spino et Sottoponte, qui sont sérieusement menacés par de nouvelles coulées de boue, sont également concernés par la mesure.

Avant d'envisager tout retour des habitants, il faut réaliser des mesures de protection, a indiqué lundi devant la presse à Promontogno Martin Keiser, du Département des forêts et des dangers naturels, près de deux semaines après le premier éboulement.

Le bassin de rétention doit ainsi être complètement vidé afin de disposer de suffisamment d'espace pour contenir de nouvelles coulées de boue. En outre, le torrent Maira doit avoir retrouvé son cours naturel, a-t-il ajouté.

Sont concernées par ces mesures d'évacuation la zone bleue, déjà submergée, ainsi que la zone rouge de Bondo. A cela s'ajoutent les hameaux de Spino et Sottoponte, qui sont désormais inclus dans la zone rouge.

'J'ai malheureusement dû informer les habitants de Spino et Sottoponte qu'ils ne pourraient pas retourner dans leurs maisons avant deux mois', a déclaré Anna Giacometti, présidente de la commune de Bregaglia (GR).

'C'est très difficile pour eux, et nous faisons tout pour les soutenir dans cette situation', a-t-elle ajouté. Une soixantaine de personnes sont touchées par ces mesures.

Mercredi, ces habitants pourront avoir accès à leurs maisons, accompagnés des secours, pour aller chercher des effets personnels. En cas de danger, ils doivent pouvoir évacuer en l'espace de quatre minutes.

Conséquence pour les frontaliers

La route qui passe par les hameaux de Spino et Promontogno est bloquée jusqu'à mercredi au moins, car elle se situe toujours dans une zone menacée par de nouvelles coulées de boue. L'accès à l'Engadine depuis l'Italie n'est ainsi plus possible par le Val Bregaglia.

Cela a une conséquence pour les frontaliers italiens qui travaillent en Engadine. Les syndicats italiens ont demandé un dédommagement financier de la Suisse. Quelque 3000 personnes sont concernées: elles doivent désormais emprunter le col de la Bernina ou le col du Splügen pour gagner l'Engadine.

Cette demande des syndicats italiens a peu de chances d'aboutir, car la Suisse connaît un autre système de dédommagement en cas de catastrophes naturelles. C'est l'assurance de l'employeur qui doit prendre en compte ce type de cas, a déclaré Arno Russi, de la section grisonne d'Unia.

Le plus gros depuis un siècle

L'éboulement survenu fin août à Bondo est le plus gros du genre depuis plus de 100 ans en Suisse. Quatre millions de mètres cubes se sont détachés du Piz Cengalo. Huit promeneurs ont disparu, et les recherches ont été abandonnées, car on estime qu'il y a peu de chances qu'ils aient survécu.

L'éboulement n'a pas fait de victimes au village de Bondo, mais a causé une coulée de boue qui a endommagé des habitations. Une autre coulée de boue a détruit jeudi passé d'autres maisons à Bondo, ainsi que dans la localité de Promontogno, alors que la route a été coupée vendredi par un nouvel éboulement.

/ATS
 

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