Une pétition de 10'000 signatures pour réintégrer Erasmus

La Suisse devrait réintégrer le programme européen d'échange d'étudiants Erasmus+ en 2018, ...
Une pétition de 10'000 signatures pour réintégrer Erasmus

Une pétition de 10'000 signatures pour réintégrer Erasmus

Photo: Keystone

La Suisse devrait réintégrer le programme européen d'échange d'étudiants Erasmus+ en 2018, et non en 2021 comme le veut le Conseil fédéral. Vingt-six organisations ont remis lundi à la Chancellerie fédérale une pétition réclamant la reprise immédiate des négociations.

La pétition munie de près de 10'000 signatures a été déposée le jour où la commission de l'éducation du Conseil des Etats devrait se pencher sur ce projet du gouvernement. Celui-ci propose d'en rester jusqu'en 2020 à une solution nationale, soutenue à hauteur de 114,5 millions de francs sur trois ans.

Il prolonge de fait la solution transitoire mise en place en février 2014 après la suspension des négociations sur la participation de la Suisse à Erasmus+, au grand mécontentement des organisations de jeunesse.

Ces dernières remarquent que cette option, moins bien dotée financièrement, défavorise la formation professionnelle et menace la coopération internationale des institutions helvétiques. La formation étant la principale ressource de la Suisse, ce choix peut entraîner 'de graves conséquences' à long terme, redoute l'alliance.

'Irréaliste', selon le Conseil fédéral

Dans son message, le Conseil fédéral juge irréaliste une réintégration de la Suisse au programme de mobilité étudiante en 2018 déjà. D'un commun accord, la Suisse et la Commission européenne n'ont pas repris les négociations sur Erasmus+ malgré la ratification helvétique de l'extension de la libre circulation à la Croatie en décembre 2016.

Cette différence avec la relance du retour des chercheurs dans Horizon 2020 s'explique par des questions d'agenda, mais aussi parce que Bruxelles exigeait une contribution helvétique à Erasmus+ bien supérieure au montant déjà approuvé par le Parlement. Une réintégration au programme avant 2021 nécessiterait une rallonge de crédit irréaliste compte tenu des efforts d'économie.

/ATS
 

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