Val-de-Ruz: lent retour « à la normale » une semaine après le déluge

Une semaine après les inondations qui ont dévasté l'est du Val-de-Ruz (NE), et causé un mort ...
Val-de-Ruz: lent retour « à la normale » une semaine après le déluge

Val-de-Ruz: lent retour

Photo: KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

Une semaine après les inondations qui ont dévasté l'est du Val-de-Ruz (NE), et causé un mort, Neuchâtel tire un bilan des interventions. Pas moins de 500 personnes de tout le canton sont venues en aide à une population qui reprend lentement le cours de ses activités.

Les 500 personnes engagées sur le terrain ont travaillé non-stop en se relayant jusqu'à mercredi soir, a indiqué vendredi l'Etat de Neuchâtel. Elles sont venues en aide à la population sinistrée, après le déluge, équivalant à un mois de précipitations, qui leur est tombé sur la tête en moins de trois heures.

Outre la conductrice décédée à l'hôpital suite à ses blessures, la catastrophe a fait trois autres blessés et provoqué des dégâts aux bâtiments pour 10 millions de francs. La sortie du Seyon de son lit, suite à un violent orage dans la nuit de vendredi à samedi, il y a une semaine, a touché les villages du Pâquier, Villiers et Dombresson de la commune de Val-de-Ruz.

Les forces présentes étaient notamment le Service de défense incendie (SDIS) et l’organisation de protection civile (OPC) de Val-de-Ruz, appuyés par les SDIS et les OPC des régions Littoral, Val-de-Travers et Montagnes, sept patrouilles de la Police neuchâteloise, ainsi que quatre ambulances et un SMUR.

De plus, des moyens aériens ont été mobilisés avec deux hélicoptères (REGA et armée), ainsi qu’un drone de la Police neuchâteloise, pour rechercher des personnes disparues et identifier si d’autres n’étaient pas bloquées. La coordination entre les différentes entités mobilisées a bien fonctionné, selon le Conseil d’Etat.

Population solidaire

Ce dernier salue, dans son communiqué, le travail et l’engagement de tous les intervenants, et plus particulièrement de la commune de Val-de-Ruz, ainsi que de la population qui a fait preuve de solidarité avec les personnes touchées par cette catastrophe qui a malheureusement fait une victime et plusieurs blessés.

Suite aux énormes quantités d’eau et de matériaux qui ont traversé Villiers et Dombresson, la priorité du Service des ponts et chaussées (SPCH) a été de dégager le lit du Ruz Chasseran et du Seyon. Il s'agissait de permettre, en cas de nouvelles pluies, à l’eau de s’écouler sans se répandre dans les secteurs habités.

Dès lundi, d’importantes investigations ont été menées pour établir, en coordination avec la commune de Val-de-Ruz, un état complet sur le plan des infrastructures, ainsi que des besoins d’interventions et de remises en état. En localité, ces inventaires devraient encore se prolonger jusqu’au début de la semaine prochaine.

Routes à reconstruire

Le SPCH a dressé un état de situation du tronçon de route cantonale allant de Villiers au Pâquier qui a beaucoup souffert de l’événement. En première approximation, il s’agira de reconstruire près de la moitié de la route sur les 2,4 kilomètres concernés, ainsi que de curer et réaménager le lit du Ruz Chasseran.

Les travaux de réfection de la route hors localité devraient pouvoir débuter aux alentours de la mi-juillet. Ils dureront probablement jusqu’en octobre, période pendant laquelle la route cantonale restera entièrement fermée. Les travaux coûteront plusieurs millions de francs.

Quant à la route en localité, les travaux sont fortement dépendants des besoins d’assainissement du réseau souterrain. Ce n’est que lorsque les réseaux d’eau et d’électricité, ainsi que d’évacuation des eaux claires et usées, seront en état de fonctionner que la chaussée pourra être refaite sur les 700 mètres concernés.

/ATS
 

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