WEF 2017: réflexion sur la place du secteur privé dans l'humanitaire

Les crises humanitaires tendent à s'éterniser et la seule réponse humanitaire classique ne ...
WEF 2017: réflexion sur la place du secteur privé dans l'humanitaire

WEF 2017: réflexion sur la place du secteur privé dans l'humanitaire

Photo: Keystone

Les crises humanitaires tendent à s'éterniser et la seule réponse humanitaire classique ne suffit plus. Coopérer davantage avec le secteur privé est une piste complémentaire et durable, a dit le président du CICR Peter Maurer lors d'un podium au WEF à Davos.

'Aujourd'hui, nous devons souvent faire de l'humanitaire à long terme', a déclaré M. Maurer à l'ats à l'issue d'une discussion sur l'avenir de l'aide humanitaire. Les besoins ne cessent d'augmenter. L'organisation basée à Genève doit donc trouver d'autres moyens de remplir sa mission essentielle: protéger les populations partout où c'est nécessaire et partout où les autres ne peuvent le faire.

Jusqu'il y a quelques années, la collaboration avec l'économie privée reposait surtout sur la philanthropie: les entreprises étaient essentiellement donatrices. Aujourd'hui, 'l'intérêt est davantage partagé', explique M. Maurer. Et de donner un exemple en Somalie, où des entreprises helvétiques ont rendu possible l'installation de mini-installations solaires ou de structures chirurgicales mobiles.

Intérêts partagés

'Si nous voulons convaincre les entreprises de coopérer avec nous, il faut montrer quel pourrait être leur intérêt', un intérêt qui ne doit pas nécessairement être d'ordre financier, souligne M. Maurer.

Si parler de 'modèle d'affaires' peut surprendre dans le domaine de l'humanitaire, les participants à la discussion étaient d'accord sur le principe d'une plus grande implication de secteur privé. Tout en précisant qu'il ne s'agissait en aucun cas de 'faire de l'argent sur le dos de gens qui souffrent'.

Aux côtés de Peter Maurer, le Haut commissaire aux réfugiés de l'ONU Filipo Grandi, le ministre jordanien de la planification et de la coopération international Imad Najib Fakhoury, le directeur général de Deutsche Post Frank Appel et le patron de Mastercard Ajay Banga ont mené une discussion animée sur les façons de repenser l'action humanitaire.

/ATS
 

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