Theresa May: « Bien sûr, rien n'est conclu tant que tout n'est pas conclu »

'Bien sûr, rien n'est conclu tant que tout n'est pas conclu', selon la Première ministre britannique ...
Theresa May: « Bien sûr, rien n'est conclu tant que tout n'est pas conclu »

Theresa May:

Photo: KEYSTONE/AP/KIRSTY WIGGLESWORTH

'Bien sûr, rien n'est conclu tant que tout n'est pas conclu', selon la Première ministre britannique Theresa Maya. Mais la conclusion d'un compromis sur le Brexit a éveillé 'un nouveau sentiment d'optimisme' pour la poursuite des négociations.

'J'ai toujours clairement dit que cela ne serait pas un processus facile. Il a exigé des compromis de la part du Royaume-Uni et de la part de l'UE pour avancer ensemble. Et c'est ce que nous avons fait', selon un extrait du discours que Mme May doit prononcer devant la Chambre des Communes lundi et transmis par ses services.

La Commission européenne et le Royaume-Uni ont fini par tomber d'accord vendredi sur les modalités de leur divorce après des mois de discussions tendues. De quoi ouvrir la voie à des discussions commerciales pour l'avenir après le Brexit, prévu fin mars 2019.

L'accord de vendredi prévoit le versement par le Royaume-Uni d'un montant de 40 à 45 milliards d'euros pour solder ses comptes envers l'UE, la préservation des droits des expatriés européens outre-Manche et la garantie d'une frontière ouverte entre les deux Irlande.

Ni dur, ni doux

'Il ne s'agit pas d'un Brexit dur ou doux', selon le discours de Theresa May. Elle répond ainsi à ceux qui, au Royaume-Uni, perçoivent ce compromis comme l'amorce d'un Brexit modéré, à l'opposé de la coupure nette d'avec l'UE souhaitée par les tenants d'un Brexit dur.

'Les dispositions que nous avons approuvées pour passer à la deuxième phase des négociations sont en totale adéquation avec les principes et objectifs que j'ai exposés lors de mes discours de Florence et de Lancaster House', respectivement en septembre et janvier 2017, assure-t-elle. Elle avait alors plaidé pour un retrait de son pays du marché unique européen à l'issue d'une période de transition d'environ deux ans.

Theresa May a dit 'vivement' espérer que ce compromis soit validé par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE lors d'un sommet européen le 15 décembre, afin de pouvoir se concentrer sur la construction de 'nouvelles relations économique et sécuritaire ambitieuses' entre Londres et l'Union européenne.

/ATS
 

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