La rédaction de l’ATS veut poursuivre les négociations

La rédaction de l’Agence Télégraphique Suisse (ats) n’accepte pas la rupture des négociations ...
La rédaction de l’ATS veut poursuivre les négociations

La rédaction de l’ATS veut poursuivre les négociations

Photo: KEYSTONE/ANTHONY ANEX

La rédaction de l’Agence Télégraphique Suisse (ats) n’accepte pas la rupture des négociations par le conseil d'administration. Elle est d’accord pour entamer une procédure de conciliation, mais à condition que les licenciements soient suspendus.

La rédaction attend toujours des vraies négociations, a-t-elle indiqué jeudi devant les médias à Berne, avec les syndicats Syndicom et impressum. Face à l’obstruction systématique du conseil d’administration, elle salue l’appel à un organe de conciliation pour rétablir un dialogue, mais à condition que les licenciements soient suspendus pendant toute la durée de la procédure.

Sans une telle suspension, cette conciliation ferait figure de farce, estiment les journalistes de l'agence de presse nationale. La procédure ressemblerait à un exercice alibi, car le réexamen de la restructuration représente un enjeu majeur pour la rédaction.

Une restructuration comme l’entend le conseil d'administration - qui prévoit la suppression de 36 emplois à plein temps sur 150 - rendrait obsolète une discussion sur la stratégie de l’ats et ferait obstacle à une offre de base en informations en trois langues, selon la rédaction.

Le seul point de conciliation qui reste est l’élaboration du plan social. Un tel déséquilibre comme point de départ du processus de conciliation est inacceptable pour la rédaction. Cette dernière se réunira dans une semaine lors d’une nouvelle assemblée générale. D’ici là, la grève reste suspendue.

Plan social 'gonflé' artificiellement

Le personnel reproche au conseil d'administration de 'gonfler' artificiellement le montant consacré au plan social. Matthias Hagemann, membre de ce conseil, a évoqué dans la presse un plan social généreux et a dit que des concessions ont été faites durant les négociations. Or, dans les 2,5 millions de francs annoncés se cachent des coûts qui n’ont rien à faire dans un plan social.

Ces coûts n’améliorent pas la situation des cas de rigueur, mais sont, selon la loi, à la charge de l’employeur. Ont ainsi été inclus les coûts générés par la suspension des licenciements pendant les négociations, tout comme les coûts des licenciements qui n’ont pas pu être prononcés comme prévu et les coûts liés au soutien psychologique à disposition des employés licenciés.

En soustrayant ces montants, le plan social actuellement proposé se monte à 1,9 million, soit exactement le même montant qu’au stade avant les négociations. Or, avec les quelque 20 millions de réserves que détient l’ats, il y a assez de moyens pour élaborer un plan social réellement généreux et assurer l’avenir de l’agence, estiment le personnel et les syndicats.

Lundi, le conseil d'administration de l'ats a considéré que les négociations avec la commission de la rédaction ont échoué, après quatre réunions. Vendredi dernier, le conseil d'administration avait déjà indiqué qu'il souhaite désormais s'en remettre à l'Office fédéral de conciliation du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO).

/ATS
 

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