« 5000 soldats en Colombie »: les notes intrigantes de John Bolton

John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, n'a pas pris soin de dissimuler ...
« 5000 soldats en Colombie »: les notes intrigantes de John Bolton

Photo: KEYSTONE/AP/EVAN VUCCI

John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, n'a pas pris soin de dissimuler ses notes lorsqu'il est venu répondre lundi aux questions des journalistes dans la salle de presse de la Maison Blanche. Et une ligne griffonnée a retenu l'attention.

En pleine crise au Venezuela, une phrase, écrite en haut du bloc-notes jaune qu'il tenait dans sa main, a suscité la perplexité: '5000 soldats en Colombie', peut-on lire en regardant de près les clichés du point de presse. Sollicité par l'AFP sur la signification de cette inscription, un responsable américain a simplement indiqué ne pas disposer d'informations accréditant ce chiffre.

Interrogé durant ce point de presse sur une éventuelle intervention militaire américaine au Venezuela, M. Bolton avait réaffirmé, comme l'avait fait Donald Trump, la semaine dernière, que 'toutes les options' étaient sur la table.

Sanctions américaines et riposte

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé lundi qu'il engageait des poursuites contre les Etats-Unis après l'annonce de nouvelles sanctions américaines contre le groupe pétrolier vénézuélien PDVSA.

Selon le Trésor américain, ces sanctions qui interdisent à PDVSA de faire du commerce avec des entités américaines et gèlent ses avoirs à l'étranger ont pour objectif d'empêcher 'le détournement de davantage de ressources' par Nicolas Maduro.

Les raffineries de Citgo, filiale de PDVSA aux Etats-Unis, pourront continuer à fonctionner. Les transactions financières passent par un compte bloqué, a précisé le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

Parallèlement, Juan Guaido a annoncé qu'il prenait le contrôle des actifs du Venezuela à l'étranger, pour éviter que Nicolas Maduro, au pouvoir depuis 2013, ne les dilapide au cas où il quitterait la présidence.

/ATS
 

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