Alliance des consommateurs: l'économie du partage dans le viseur

Les trois organisations suisses de défense des consommateurs ont gravé lundi dans un manifeste ...
Alliance des consommateurs: l'économie du partage dans le viseur

Alliance des consommateurs: l'économie du partage dans le viseur

Photo: Keystone

Les trois organisations suisses de défense des consommateurs ont gravé lundi dans un manifeste leurs revendications dans le domaine de l'économie du partage. Elles veulent éviter que le niveau de protection et les droits des consommateurs ne soient affaiblis.

Les consommateurs sont souvent uniquement évoqués par les entreprises, mais leurs revendications sont peu entendues, relève lundi l'Alliance des organisations de consommateurs dans un communiqué diffusé en marge de sa conférence de presse de bilan pour 2016. Ces revendications désormais regroupées et synthétisées vont guider l'action de l'Alliance en 2017.

Le groupement composé par la Fédération romande des consommateurs (FRC) et ses homologues alémanique (SKS) et tessinoise (ACSI) mentionne plusieurs autres points forts pour 2017. La récolte des signatures pour l'initiative contre l'îlot de cherté suisse, lancée en septembre, se poursuit. Le comité a jusqu'au 20 mars 2018 pour récolter les 100'000 signatures.

L'Alliance cherchera aussi à faire la lumière sur les différents labels régionaux proposés par les grands distributeurs. Le but: montrer quelle proximité réelle se cache derrière les promesses en analysant et en comparant les différents labels.

Moins d'appels indésirables attendus

Concernant le bilan 2016, l'Alliance se réjouit notamment que les principaux opérateurs sur réseau fixe se soient engagés en mai à trouver une solution technique contre les appels indésirables. La pratique la plus décriée jusqu'ici reste en effet le non-respect de l'astérisque dans l'annuaire téléphonique, qui représentent 90% des dénonciations reçues par l'Alliance.

Si la nouvelle Loi sur les denrées alimentaires s'avère plutôt positive pour les consommateurs, les ordonnances 'Largo' n'apportent en revanche que peu d'améliorations, voire représentent une régression par rapport à la situation actuelle, note l'Alliance. La provenance des ingrédients ne sera pas beaucoup mieux précisée, et la zone de production pourra n'être indiquée que vaguement.

Enfin, concernant le scandale des moteurs truqués Volkswagen, la FRC et la SKS ont tenté d'agir sur des fronts quelque peu différents.

Pour rappel, le Tribunal pénal fédéral a donné vendredi le feu vert à l'ouverture d'une procédure pénale en Suisse contre Volkswagen AG, Amag ainsi que les organes d'Amag. Il annule ainsi une non-entrée en matière du Ministère public de la Confédération (MPC), contre laquelle la FRC avait fait recours.

/ATS


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