BMW veut une contribution étrangère à la lutte antipollution

Les constructeurs automobiles étrangers devraient contribuer au nouveau fonds qui va être créé ...
BMW veut une contribution étrangère à la lutte antipollution

BMW veut une contribution étrangère à la lutte antipollution

Photo: Keystone

Les constructeurs automobiles étrangers devraient contribuer au nouveau fonds qui va être créé en Allemagne pour améliorer les infrastructures de transport urbain, estime Harald Krüger. Le patron de BMW a été interrogé à ce sujet dans la presse allemande dimanche.

'Ce serait un bon signal s'ils participaient', a-t-il expliqué au journal Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung (FAS) quelques jours après le sommet de mercredi entre le gouvernement, les autorités régionales et l'industrie automobile allemande à Berlin.

Le gouvernement et les constructeurs se sont engagés à contribuer à parité à un fonds de 500 millions d'euros (572,7 millions de francs) destiné à aider les communes à lutter contre la pollution, notamment en s'équipant de véhicules propres.

Il reste à voir quelle sera la contribution de BMW, qui sera fonction de sa part de marché, a dit Harald Krüger. Le constructeur bavarois est numéro trois du marché allemand avec 9,2% des ventes l'an dernier, derrière les 19,6% de Volkswagen et les 10,4% de Daimler, la maison mère de Mercedes-Benz, selon les données de la KBA, l'autorité de tutelle du secteur automobile allemand.

'A ce stade, nous avons seulement les engagements clairs des trois constructeurs allemands. Les autres ne se sont pas encore exprimés', a-t-il observé.

'Mesures ambitieuses'

VW, Daimler et BMW se sont également engagés mercredi à mettre à jour le logiciel de 5,3 millions de véhicules diesel déjà en circulation en Allemagne, afin de réduire de 30% leurs émissions polluantes.

Les organisations de défense de l'environnement ont dénoncé le sommet de mercredi en affirmant que les constructeurs avaient pris des engagements insuffisants. Interrogé sur ce point, Harald Krüger a défendu le résultat en parlant de 'mesures ambitieuses' qui seront mises en oeuvre.

La ministre de l'Environnement, Barbara Hendricks, a indiqué que des modifications physiques des moteurs Euro-5 et Euro-6 seraient également étudiées. 'Le sujet n'a pas du tout disparu de la table. Il ne fait que commencer', a-t-elle ajouté. Aucune solution ne doit être écartée complètement, a-t-elle affirmé, invitant les constructeurs à 'descendre de leurs grands chevaux.'

Le gouvernement attend des constructeurs qu'ils traduisent leurs engagements en actes d'ici la fin de l'année prochaine, écrit Matthias Machnig, le secrétaire d'Etat au ministère de l'Economie, dans une tribune publiée par le Tagesspiegel. 'Nous surveillerons si cela est bien le cas', conclut-il.

/ATS