Berne ne craint pas de concurrence fiscale avec Washington

Le ministre de l'Economie Johann Schneider-Ammann ne pense pas que la nouvelle réforme fiscale ...
Berne ne craint pas de concurrence fiscale avec Washington

Berne ne craint pas de concurrence fiscale avec Washington

Photo: KEYSTONE/GAETAN BALLY

Le ministre de l'Economie Johann Schneider-Ammann ne pense pas que la nouvelle réforme fiscale promulguée par Donald Trump provoque un exode des firmes américaines. La Suisse aussi, défend-il, a de bons arguments.

Le conseiller fédéral ne craint pas vraiment que ces entreprises décident de rentrer au pays, explique le Bernois lors d'un entretien avec le journal alémanique Schweiz am Wochenende. Le ministre reconnaît néanmoins que l'offre fiscale du président américain est alléchante. Et les firmes vont certainement se demander si le temps est venu pour elles de rapatrier leurs affaires.

Mais elles devront aussi prendre en compte la durabilité de cette offre. Or pour l'heure celle-ci n'est pas si claire. Quiconque a déjà dû transférer son siège social, sait, à quel point la manoeuvre est coûteuse et fastidieuse, abonde Johann Schneider-Ammann.

Ce dernier rappelle que les entreprises américaines ont déjà des conditions attractives en Suisse. Et la Confédération a entre ses mains les moyens de rester attrayante grâce notamment au Projet fiscal 17 - soit la relance de la 3e réforme de la fiscalité des entreprises - et à l'amélioration constante des autres conditions générales.

Le président américain Donald Trump a promulgué le 22 décembre 2017 la plus importante réforme fiscale de ces trente dernières années. Le texte abaisse notamment le taux d'imposition des sociétés de 35% à 21%. Il offre aussi, mais pendant une durée limitée, aux entreprises américaines la possibilité de rapatrier les bénéfices réalisés à l'étranger à des taux variant entre 8% et 15,5%.

/ATS