Capital ou rente, le 2e pilier à l'aune des disparités cantonales

La fiscalité doit faire l'objet d'une pesée d'intérêts en matière de prévoyance professionnelle ...
Capital ou rente, le 2e pilier à l'aune des disparités cantonales

Capital ou rente, le 2e pilier à l'aune des disparités cantonales

Photo: KEYSTONE/GAETAN BALLY

La fiscalité doit faire l'objet d'une pesée d'intérêts en matière de prévoyance professionnelle. Selon une étude publiée mardi par Credit Suisse, un retrait en capital sera plus avantageux que le versement de rentes - ou l'inverse - suivant le canton de résidence.

Le niveau de l'avoir vieillesse constitue l'autre facteur déterminant au moment d'opérer un choix entre rente et capital. Les disparités cantonales s'avèrent importantes. 'On observe au niveau du revenu net annuel une différence de près de 12'000 francs en fonction du lieu de domicile', soulignent dans un communiqué les experts du numéro deux bancaire helvétique.

La grande banque conseille une plus grande implication des assurés dans la gestion de leur 2e pilier.

Credit Suisse a passé en revue toutes les communes de Suisse, en se basant sur un scénario de 1 million de francs d'avoir vieillesse (AVS, 2e pilier et revenu du capital) perçu à 80% en rente, avec un taux de conversion de 5,5%.

En Suisse romande, seul le canton de Genève permettra de largement dépasser le seuil des 70'000 francs de rentes annuelles. Quelques communes valaisannes affichent des rendements plus intéressants que la moyenne.

Neuchâtel s'avère le moins avantageux, avec un plafond à 66'000 francs. Dans ce canton où la fiscalité est très forte, le retrait de capital génèrerait plusieurs milliers de francs de plus qu'un versement en rente, explique la banque aux deux voiles.

Rentes toujours privilégiées

Du côté alémanique, les cantons de Zurich, Schaffhouse et ceux de Suisse centrale figurent dans le groupe de tête en termes de rente.

Malgré ces disparités, deux tiers des Suisses continuent à privilégier les rentes, une tendance plus marquée auprès des étrangers et des personnes disposant d'un niveau de formation peu élevé, affirme Credit Suisse, citant les chiffres de l'Office fédéral de la statistique.

Dans ce contexte, la mise en ouvre d'incitations ciblées pour la prévoyance facultative dans les 2e et 3e piliers permettrait notamment de préserver l'efficacité du système suisse. La grande banque souligne la nécessité de donner plus de responsabilité à l'assuré, afin qu'il puisse choisir une solution adaptée.

Une prise de conscience est d'autant plus nécessaire à une époque où des nouveaux modèles de travail s'imposent de plus en plus. Le recours au temps partiel, l'accumulation de petits boulots ou les activités indépendantes peuvent réserver des mauvaises surprises une fois la retraite arrivée.

Les salaires sous le seuil d'entrée de 21'150 francs annuels ne sont pas assurés dans le cadre de la prévoyance professionnelle obligatoire, rappellent les spécialistes de Credit Suisse.

/ATS
 

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