Centre fédéral de compétence pour la cybersécurité lancé

La Confédération cherche un Monsieur ou une Madame Cyber. Le Conseil fédéral a avancé dans ...
Centre fédéral de compétence pour la cybersécurité lancé

Centre fédéral de compétence pour la cybersécurité lancé

Photo: KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER

La Confédération cherche un Monsieur ou une Madame Cyber. Le Conseil fédéral a avancé dans la mise sur pied d'un Centre de compétences pour la cybersécurité. La planification et les ressources requises seront examinées au printemps, a indiqué jeudi le DFF.

La création d'un centre de compétence, qui doit servir guichet unique national pour les questions de cyberrisques, était réclamée par le Parlement. Dans un premier temps, il comportera une unité stratégique - le bureau pour la cybersécurité - et une unité opérationnelle, basée sur les compétences existant déjà dans la Centrale d’enregistrement et d’analyse pour la sûreté de l’information.

Poste au concours

Le bureau pour la cybersécurité sera implanté au sein du Secrétariat général du Département fédéral des finances (DFF). Il sera dirigé par un délégué ou une déléguée du Conseil fédéral, qui dépendra directement du ministre des finances Ueli Maurer, qui va mettre sans délai le poste au concours, a indiqué

Ce Monsieur ou cette Madame Cyber sera l’interlocuteur des milieux politiques, des médias et de la population. Cette personne dirigera les organes interdépartementaux dans le domaine des cyberrisques et collaborera étroitement avec les cantons et les milieux économiques.

Toutes les questions relatives aux cyberrisques seront adressées en premier lieu au Centre de compétences pour la cybersécurité. Celui-ci soutiendra les offices fédéraux et, dans le cadre de la gestion des cyberincidents, pourra donner des directives.

Délégation gouvernementale

Le Conseil fédéral assumera quant à lui ses responsabilitités en tant qu'exécutif via une nouvelle délégation pour la cybersécurité. Celle-ci sera composée des chefs du DFF (volet civil), du Département fédéral de la défense (volet militaire) et du Département fédéral de justice et police (volet pénal).

Le gouvernement entend ainsi garantir que les activités de l’administration seront coordonnées de manière aussi efficace que possible. Il veut aussi associer les cantons, l'économie et les hautes écoles aux travaux. Les représentants de ces milieux siégeront au sein du comité de pilotage de la Stratégie nationale de protection de la Suisse contre les cyberrisques.

Les cantons seront par ailleurs invités à la première séance de la délégation pour la cybersécurité. Il s'agira notamment de tenir compte des demandes relevant de leurs domaines de compétences, par exemple la poursuite pénale.

Cyberdéfense

Le Conseil fédéral a pris ces décisions mercredi. Il avait parallèlement adopté une nouvelle ordonnance sur la cyberdéfense militaire. Les mesures exigeant de pénétrer dans les systèmes informatiques de tiers seront soumises, en temps de paix, à l'aval du gouvernement.

La cyberdéfense est régulièrement à l'agenda des parlementaires. Les Chambres ont ainsi exigé que l'armée se dote d'une organisation ad hoc. Réclamée dans une motion, celle-ci devrait compter entre 100 et 150 professionnels spécialisés en informatique et être formée de 400 à 600 militaires de milice.

/ATS
 

Actualités suivantes

Articles les plus lus