Demande de révision au TF pour la ligne Chamoson-Chippis

Les opposants à la ligne à haute tension Chamoson-Chippis (VS) demandent la révision de deux ...
Demande de révision au TF pour la ligne Chamoson-Chippis

Demande de révision au TF pour la ligne Chamoson-Chippis

Photo: KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Les opposants à la ligne à haute tension Chamoson-Chippis (VS) demandent la révision de deux arrêts autorisant les travaux, rendus le 1er septembre 2017 par le Tribunal fédéral. Celui-ci a rejeté leur demande d'effet suspensif.

La Fondation de l'Ermitage de Longeborgne et onze particuliers avaient demandé l'effet suspensif dans le cadre de cette révision. Dans une ordonnance publiée mercredi, le Tribunal fédéral n'a pas retenu les arguments avancés par les opposants.

Ces derniers se fondaient sur un rapport géologique selon lequel 34 pylônes sur les 54 prévus entre Aproz et le Creux de Chippis seraient exposés à des dangers naturels. Et même que trois d'entre eux seraient impossibles à réaliser.

Comparaison faussée avec le câble

L'exposition aux risques naturels n'aurait pas été sérieusement examinée, selon les opposant, dans la procédure d'approbation des plans. En outre, des faits nouveaux seraient apparus dans le cadre des projets de correction du Rhône.

Ces faits nouveaux imposeraient une révision de l'arrêt de septembre 2017, car le coût de la ligne aérienne serait bien supérieur aux prévisions et cela aurait une influence sur la comparaison avec la variante d'un câble souterrain.

Le Tribunal fédéral relève que le rapport géologique énumère les risques existants, les mesures de protection à prendre et les investigations à mener. Compte tenu du préjudice que pourrait subir le constructeur, il n'y a pas lieu d'arrêter les travaux, conclut le président de la 1re Cour de droit public.

La ligne THT aérienne entre Chamoson et Chippis suscite la controverse depuis de nombreuses années. En juin 2017, plusieurs centaines de partisans de l'enfouissement de la ligne avaient encore défilé à Chippis pour maintenir la pression contre ce projet de 28 kilomètres. (ordonnance dans les causes 1F_23/2018 et 1F_25/2018 du 27 septembre 2018)

/ATS
 

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