En comparaison internationale, les Suisses consacrent peu de temps à la formation continue

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En comparaison internationale, les Suisses consacrent peu de temps à la formation continue

En comparaison internationale, les Suisses consacrent peu de temps à la formation continue

Photo: Keystone/GAETAN BALLY

En comparaison internationale, les Suisses consacrent peu de temps à la formation continue. Selon une étude, moins de la moitié des travailleurs suisses y consacrent une partie significative de leur temps, alors que la moyenne internationale se situe autour de 65%.

Et s'ils le font, ils favorisent alors l'apprentissage autodidacte. Les Suisses se montrent en revanche un peu plus ouverts que la moyenne internationale à une reconversion complète, selon une étude 'Decoding Global Trends' menée pour la Suisse par les portails de recrutement jobs.ch et jobup.ch.

Pour parvenir à de telles conclusions, cette vaste enquête a interrogé 366'000 salariés oeuvrant dans 197 pays différents en début 2018. The Boston Consulting Group (BCG) et The Network (alliance regroupant les plus importants portails de recrutement en ligne internationaux) ont participé à l'élaboration des résultats.

Mondialisation, numérisation ou intelligence artificielle: si les effets à long terme sur le marché de l'emploi ne sont pas encore totalement prévisibles, il est certain que de nouveaux emplois présentant de nouveaux défis apparaîtront au cours des prochaines années, observe l'étude.

Rôle de l'économie et du politique

Pourtant, seuls 44% des travailleurs suisses se préparent actuellement à relever ces nouveaux défis, relève-t-elle. Et lorsque les Suisses continuent à se former, ils le font le plus souvent de manière autodidacte, en cours d'emploi, ou via un institut de formation continue classique, montre aussi l'enquête.

'Nous constatons que les dirigeants d'entreprises se soucient souvent de savoir si leurs collaborateurs sont prêts à acquérir de nouvelles compétences. Le sondage montre qu'une action est toujours requise de la part de l'économie et de la politique afin de promouvoir l'apprentissage permanent', explique Daniel Kessler, chef de la section suisse du BCG.

Quand il s'agit toutefois d'acquérir de nouvelles compétences pour un job complètement différent, les Suisses sont en tête: 69% seraient prêts à se reconvertir pour répondre à un nouveau défi.

L'étude observe toutefois des différences marquées entre secteurs: si les employés dans les secteurs de la vente (78%), du management (77%) et du consulting (75%) montrent une forte disposition à se reconvertir, les personnes dans la science et la recherche (59%), celles dans le social ainsi que les juristes (57%) se montrent moins disposées à changer complètement de travail.

Flexibilité oblige

'Certains secteurs sont bien plus touchés par la digitalisation que d'autres et doivent donc faire preuve de plus de flexibilité. La disposition à vouloir se former tout au long de sa vie est donc centrale', estime Davide Villa, directeur de JobCloud SA.

En comparaison internationale, les employés suisses se sentent par ailleurs légèrement moins concernés par les nouvelles technologies et la mondialisation. Près de la moitié (46%) des sondés s'attendent à des effets importants des technologies sur leur situation professionnelle personnelle (contre 49% pour la moyenne internationale) et 41% liés à la mondialisation (contre 45% pour la moyenne internationale).

/ATS