Feu vert au rachat des stylos Pelikan par les cahiers Oxford

Le rachat par le papetier français Hamelin de l'Allemand Pelikan, qui produit des stylos de ...
Feu vert au rachat des stylos Pelikan par les cahiers Oxford

Feu vert au rachat des stylos Pelikan par les cahiers Oxford

Photo: KEYSTONE/GAETAN BALLY

Le rachat par le papetier français Hamelin de l'Allemand Pelikan, qui produit des stylos de qualité, a été approuvé après une 'enquête approfondie' compte tenu du poids de ces deux fabricants de matériel de bureau, a annoncé mardi l'Office allemand anti-cartel.

Avec cette opération annoncée en juillet, le groupe Hamelin, fondé en 1884 à Caen et réalisant 400 millions d'euros de chiffre d'affaires, va avaler le groupe Pelikan, créé en 1838 à Hanovre (ouest), pour former un acteur mondial sur les marchés des fournitures scolaires et de bureau.

Hamelin fabrique des cahiers, blocs-notes et articles de classement, notamment sous sa marque phare, Oxford.

Pelikan et Hamelin 'détiennent ensemble des parts de marché élevées dans certains segments', a commenté Andreas Mundt, président de l'Office fédéral des cartels, dans un communiqué.

Après une 'enquête approfondie', en ayant interrogé plus de 100 concurrents et acheteurs des deux entreprises, le gendarme allemand des marchés a toutefois conclu que leur rapprochement ne constituait pas 'un obstacle significatif à une concurrence effective', poursuit-il.

Pelikan, dont le siège est aujourd'hui à Berlin, a réalisé un chiffre d'affaires supérieur à 200 millions d'euros en 2022. L'entreprise fabrique des stylos, accessoires d'écriture à l'encre, boîtes d'aquarelle, pinceaux et autres blocs à dessin à travers les marques Pelikan, Herlitz et SusyCard.

'Les synergies sont considérables et le potentiel de croissance est très important pour les marques Oxford et Pelikan dans le monde', déclarait en juillet Eric Joan, président du directoire de Hamelin, dans un communiqué.

En Allemagne, la marge d'action et de fixation des prix par les deux acteurs sera limitée également par le fait que des grandes chaînes de commerce de détail et de drogueries sont aussi présents sur le marché, a noté l'Office anti-cartel.

/ATS