Gouvernement bâlois « surpris » et critique de l'exécutif argovien

Le gouvernement de Bâle-Ville est 'surpris par l'ampleur' des suppressions d'emplois annoncées ...
Gouvernement bâlois « surpris » et critique de l'exécutif argovien

Gouvernement bâlois

Photo: KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS

Le gouvernement de Bâle-Ville est 'surpris par l'ampleur' des suppressions d'emplois chez Novartis. L'exécutif argovien critique la délocalisation d'unités de production à l'étranger. Le syndicat Unia exige que Novartis cesse sa stratégie de démantèlement.

L'exécutif bâlois a pris connaissance 'avec regret et déception' de la décision de Novartis de réduire ses effectifs. Les autorités cantonales constatent avec inquiétude la tendance à la délocalisation au détriment des sites en Suisse, a indiqué mardi le gouvernement de Bâle-Ville, qui salue toutefois la mise en place d'un plan social.

Malgré des contacts permanents avec la direction du groupe pharmaceutique, l'ampleur de la restructuration est une surprise. Aucun indice ne laissait supposer une telle mesure, a indiqué à Keystone-ATS Christoph Brutschin, chef du département de l'économie de Bâle-Ville.

Attachement à Bâle

C'est une déception, car le canton s'est toujours efforcé de créer les meilleures conditions pour le groupe et ses employés, a ajouté le conseiller d'Etat. L'exécutif est malgré tout convaincu que Novartis reste attaché à Bâle.

Le gouvernement de Bâle-Campagne regrette aussi les suppressions d'emplois annoncées. Il salue également la mise en place d'un plan social et d'un centre de recherche d'emploi.

Le gouvernement argovien critique de son côté la délocalisation du site de production de Stein dans des pays à bas salaires. Il demande que cette décision soit reconsidérée. Son objectif est de préserver le plus d'emplois possible à Stein où Novartis a investi environ un demi-milliard de francs il y a quelques années.

Stratégie de démantèlement

Unia exige de son côté que le groupe pharmaceutique mette immédiatement un terme à sa stratégie de démantèlement de ses sites suisses. Au lieu de se préoccuper de rentabilité pour ses actionnaires, Novartis devrait s'efforcer de garantir des emplois sûrs à ses collaborateurs.

Le groupe veut une fois de plus optimiser son bénéfice sur le dos du personnel, écrit Unia. Les employés payent pour les erreurs de management de la direction. Le syndicat précise que les partenaires sociaux n'ont pas été informés à l'avance de la restructuration, ce qui est contraire à la convention collective de travail. Unia entend agir en conséquence contre cette violation de la convention.

'Coup dur pour l'industrie suisse'

Pour Employés Suisse, les suppressions d'emplois annoncés par Novartis sont 'une pilule amère' et un coup dur pour l'industrie suisse'. Le groupe bâlois 'inflige aux employés, à l'économie suisse ainsi qu'à lui-même un tort massif'.

L'organisation faîtière demande à Novartis de renoncer à cette délocalisation très importante d'emplois'. 'Sans nécessité, des emplois qualifiés doivent filer vers des pays à bas coûts'. Ce comportement contraire à l'éthique risque à terme de constituer un désavantage concurrentiel sur le marché des capitaux, car de nombreux investisseurs exigent désormais une responsabilité sociale de la part des entreprises, souligne Employés Suisse.

/ATS
 

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