Haubanage défaillant à l'origine du drame d'Engelberg (OW)

Un haubanage défaillant est à l'origine de l'accident mortel survenu en pleins travaux de révision ...
Haubanage défaillant à l'origine du drame d'Engelberg (OW)

Haubanage défaillant à l'origine du drame d'Engelberg (OW)

Photo: KEYSTONE/URS FLUEELER

Un haubanage défaillant est à l'origine de l'accident mortel survenu en pleins travaux de révision d'un téléphérique à Engelberg (OW). Il a soudain lâché, précipitant dans les airs le câble porteur et frappant les employés qui étaient en train de le raccourcir au sol.

'C'est le jour le plus noir de l'histoire de notre entreprise', a déclaré mercredi après-midi à Engelberg devant les médias le président du conseil d'administration des remontées mécaniques du Titlis Hans Wicki. 'Nous avons appris aujourd'hui avec effroi ce que le mot 'danger' signifie, a ajouté le sénateur (PLR/NW) et ancien candidat au Conseil fédéral.

Révisions toujours dangereuses

Selon Hans Wicki, ce type de révisions de remontées mécaniques, 'est toujours dangereux'. Employé de longue date, le défunt disposait d'une grande expérience en la matière. Il a toujours été conscient du risque encouru, souligne le président du conseil d'administration.

Mercredi matin, une vingtaine d'employés étaient occupés à raccourcir le câble porteur de l'installation de télécabines Engelberg-Türlersee, en dessous de l'alpage de Gerschnialp. Pour ce faire, ils avaient auparavant mis en place un haubanage provisoire pour resserrer et fixer le câble porteur et détendre la tension sur la partie à raccourcir.

Tension de deux à trois tonnes

Pour des raisons encore inconnues, l'haubanage s'est soudain défait à la hauteur de l'épissure mécanique, ce qui a précipité la partie détendue du câble dans les airs. Cette dernière a percuté du même coup les ouvriers occupés au raccourcissement du câble. Le câble porteur haubané est mis sous une tension de deux à trois tonnes, explique Hans Wicki.

L'accident a fait un mort et six blessés dont deux graves. Les ouvriers hospitalisés sont tous conscients.

/ATS
 

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