L'Allemagne lève la quasi-totalité des restrictions

L'Allemagne a décidé mercredi de lever la quasi-totalité des restrictions imposées depuis la ...
L'Allemagne lève la quasi-totalité des restrictions

L'Allemagne lève la quasi-totalité des restrictions

Photo: KEYSTONE/EPA/FOCKE STRANGMANN

L'Allemagne a décidé mercredi de lever la quasi-totalité des restrictions imposées depuis la mi-mars pour freiner la contagion du coronavirus. Elle s'est félicités de derniers chiffres d'infection 'très satisfaisants'.

'Nous sommes donc arrivés à un point où nous pouvons dire que nous avons atteint l'objectif de ralentir la propagation du virus', s'est félicitée la chancelière Angela Merkel.

L'accord du gouvernement fédéral avec les Länder prévoit la réouverture à partir de la semaine prochaine de tous les magasins, y compris ceux de plus de 800 mètres carrés, qui restaient encore fermés, et de toutes les écoles. Restaurants et hôtels vont rouvrir selon les régions à partir de la semaine prochaine.

La Bundesliga repart

Exceptions notables: la fermeture des frontières et l'interdiction des grandes manifestations sportives, festives ou culturelles avec du public.

L'Allemagne a également donné son feu vert à une reprise d'ici une dizaine de jours de son championnat national de football, à huis-clos et sur la base de mesures d'hygiène et de prévention draconiennes. La Bundesliga sera le premier championnat de football majeur à redémarrer.

Si la France a tiré un trait sur la fin de sa saison, l'Angleterre, l'Espagne et l'Italie espèrent reprendre en juin. D'autres pays ont déjà fixé leur date de reprise, dont le petit championnat des îles Féroé (9 mai), la Serbie (30 mai) ou encore la Turquie (12 juin). Le Portugal prépare aussi la reprise.

En Belgique en revanche, les compétitions restent suspendues jusqu'à fin juillet. Le confinement continue toutefois d'être assoupli, avec une réouverture des commerces non-essentiels lundi. Dès dimanche, chaque famille pourra accueillir sous son toit quatre personnes, famille ou amis, à condition qu'elles soient 'toujours les mêmes'.

Etat d'alerte prolongé

En Espagne, qui déplore 25'857 morts, le parlement a accepté de prolonger de deux semaines l'état d'alerte, qui limite strictement les déplacements, malgré l'opposition des conservateurs et de l'extrême droite. Le Premier ministre Pedro Sanchez avait estimé qu'un déconfinement 'précipité' du pays serait une 'erreur absolue, totale et impardonnable'.

Son homologue britannique Boris Johnson a été pris à partie par le chef de l'opposition sur le lourd bilan officiel du Covid-19 dans le pays. 'Comment a-t-on pu en arriver là?', a demandé le chef du Parti travailliste Keir Starmer, tout en s'alarmant du nombre de décès qui 'grimpe' dans les maisons de retraite. M. Johnson a promis de dévoiler ce dimanche sa stratégie de déconfinement.

Au Danemark, les autorités sanitaires estiment également que la pandémie devrait à court terme 'mourir d'elle-même' sous l'effet des mesures de confinement, mais elles redoutent toujours une seconde vague de la maladie.

Pendant ce temps, Chine et Etats-Unis continuent leurs échanges d'amabilités: le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a de nouveau affirmé disposer de 'preuves significatives' que le Covid-19 s'est propagé depuis un laboratoire de Wuhan, dans le centre de la Chine, tout en assurant ne pas avoir de 'certitude'. Le matin même, Pékin avait déjà catégoriquement rejeté à Genève ces accusations.

Plus de 260'000 morts

Depuis son apparition officielle en décembre à Wuhan, le nouveau coronavirus a fait plus de 260'000 morts dans le monde, selon un bilan établi par l'AFP à 21h00, des chiffres très certainement sous-estimés.

Les Etats-Unis, désormais l'épicentre de la maladie, ont franchi mardi le cap des 70'000 décès (71'982 morts selon l'AFP). Les autres pays les plus touchés sont le Royaume-Uni (30'076, selon les chiffres du ministère de la santé, plus de 32'000 si on y ajoute les décès non confirmés), l'Italie (29'684), l'Espagne (25'857) et la France (25'809). Pour la première fois, le nombre de personnes guéries est supérieur à celui de malades en Italie.

Récession historique

Sur le plan économique, la Commission européenne a prédit mercredi une récession 'historique' dans l'UE cette année, avec une chute record du PIB de 7,7% en zone euro, puis un rebond de 6,3% en 2021. Sans surprise, les pays où sont attendues les plus fortes récessions sont la Grèce (-9,7%), l'Italie (-9,5%) et l'Espagne (-9,4%), aux économies très dépendantes du tourisme.

Le secteur, dont dépendent plus de 300 millions d'emplois et 10% du PIB mondial, est l'un des plus durement touchés par la pandémie. Airbnb, l'une des entreprises emblématiques du tourisme mondialisé, va se séparer de 25% de ses 7500 employés.

/ATS