Les entreprises auront moins de facilité à recourir au chômage partiel

Les entreprises auront moins de facilité à recourir au chômage partiel dès le 1er août. En ...
Les entreprises auront moins de facilité à recourir au chômage partiel

Les entreprises auront moins de facilité à recourir au chômage partiel

Photo: Keystone

Les entreprises auront moins de facilité à recourir au chômage partiel dès le 1er août. En raison du développement économique positif, elles ne pourront indemniser leurs collaborateurs touchés que durant 12 mois au lieu de 18 mois.

Le gouvernement a décidé mercredi de lever la prolongation de la durée maximale d'indemnisation en vigueur depuis début 2016. Les collaborateurs continueront en revanche à ne devoir attendre qu'un jour pour bénéficier de l'indemnisation pour la réduction de l'horaire de travail: le Conseil fédéral a reconduit cette mesure jusqu'à fin 2018.

Pour les entreprises, les jours d’attente constituent un facteur de coûts significatif dans la perspective du recours au chômage partiel, justifie-t-il.

La prolongation de la durée maximale d'indemnisation doit pour sa part servir d'un instrument de stabilisation conjoncturelle pour permettre aux entreprises de s’adapter à la nouvelle situation du marché. Ce n’est qu’en cas de chômage persistant et notable que le Conseil fédéral peut prolonger à 18 mois la durée maximale d’indemnisation. Selon lui, cette condition n’est plus remplie.

Reprise en vue

Le développement économique de la Suisse est positif dans la plupart des secteurs et des régions. Selon les prévisions conjoncturelles du groupe d’experts de la Confédération, il faut s’attendre à une reprise, dont le marché du travail pourra également profiter.

D’après ses prévisions économiques les plus récentes, le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) s’attend à une croissance du PIB de 1,4 % en 2017 et de 1,9 % en 2018. Le taux de chômage devrait poursuivre sa baisse (3,1 % en mai 2017). Le franc suisse reste toutefois surévalué et constitue un défi de taille pour bon nombre de secteurs et d’entreprises.

Le Conseil fédéral avait décidé en janvier 2015 que le caractère exceptionnel des fluctuations monétaires justifiait le recours à l’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail. Le Département de l'économie estime que c'est toujours le cas. Il suivra de près l'évolution de la situation.

/ATS
 

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