L'industrie horlogère est confiante pour les 12 prochains mois

Les patrons horlogers suisses se disent confiants pour les 12 prochains mois. Ils estiment ...
L'industrie horlogère est confiante pour les 12 prochains mois

L'industrie horlogère est confiante pour les 12 prochains mois

Photo: Keystone

Les patrons horlogers suisses se disent confiants pour les 12 prochains mois. Ils estiment que les distributeurs en ligne autorisés deviendront d'ici à cinq ans les principaux vendeurs de leurs produits.

Plus de 50% des dirigeants de marques horlogères sont optimistes pour les 12 prochains mois, selon l'étude annuelle de Deloitte sur cette industrie en Suisse auprès de 61 d'entre eux. En 2016, ils n'étaient que 2%.

Depuis le lancement de l'étude annuelle en 2012, jamais ils n'ont été aussi confiants pour l'économie suisse et les principaux marchés d'exportation. Concernant l'économie, ils sont 59% à attendre une croissance, contre 13% en 2016. Au niveau des marchés, la demande devrait augmenter en Chine selon plus de 70% des dirigeants horlogers, contre moins de la moitié en l'année dernière.

Une hausse est estimée comme possible dans toutes les régions sauf en Amérique latine et en Afrique. Pour la première fois, les Etats-Unis sont considérés comme le marché d'exportation le plus dynamique.

Chine et Europe en progression

Parmi les incertitudes, les patrons horlogers considèrent une diminution de la demande étrangère ou le franc fort comme moins importants que l'an dernier. En revanche, la moitié d'entre eux évaluent la situation politique aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne comme un facteur élevé pour leurs activités dans ces pays.

Les exportations horlogères suisses ont entamé ces derniers mois une reprise, notamment en Chine à plus de 10% par rapport à fin 2016 et en Europe, après près de deux ans de baisse. La progression a été portée par les montres mécaniques haut de gamme.

Près de 45% de ces dirigeants estiment l'impact de la nouvelle loi sur le swiss made comme positif pour la branche, contre 20% qui y voient des conséquences négatives. Ils sont aussi plus de 70% à ne pas voir de menace dans les montres connectées mais seulement environ 15% à les considérer comme une opportunité.

Les patrons font désormais de la numérisation leur deuxième priorité, derrière de nouveaux produits et devant la réduction des coûts. Au total, 60% des 4500 consommateurs interrogés dans six pays, dont la Suisse, disent avoir recours à ces technologies pour rechercher les prix ou les détails d'une montre. En revanche, la majorité des achats se fait encore dans des points de vente.

Mais la situation pourrait changer dans les prochaines années. Selon un tiers des dirigeants de marques, les distributeurs en ligne deviendront le principal mode d'achat d'ici cinq ans. Devant une boutique en ligne de la marque, l'un de ses points de vente ou celui d'un distributeur agréé.

Deux tiers des patrons prévoient d'ailleurs d'investir le plus dans leur boutique en ligne. Les capacités de production sont une nouvelle fois vues comme trop élevées, davantage encore qu'en 2016. Plus de 70% des patrons mentionnent un surinvestissement.

/ATS
 

Actualités suivantes