La BCE renforce ses soutiens à l'économie face à la crise

La Banque centrale européenne (BCE) a comme attendu renforcé jeudi son imposant dispositif ...
La BCE renforce ses soutiens à l'économie face à la crise

La BCE renforce ses soutiens à l'économie face à la crise

Photo: KEYSTONE/DPA/BORIS ROESSLER

La Banque centrale européenne (BCE) a comme attendu renforcé jeudi son imposant dispositif de soutien à l'économie en zone euro, minée par la pandémie du coronavirus. L'institut d'émission a laissé inchangé ses taux à leur plus bas niveau.

Le programme d'urgence 'PEPP', visant à limiter les effets de la crise sanitaire et doté à la mi-mars de 750 milliards d'euros pour racheter des obligations publiques et privées, a été gonflé de 600 milliards d'euros. Ce bazooka inédit, qui devait prendre fin en décembre, a en outre été prolongé jusqu'en juin 2021.

'L'expansion du PEPP assouplira davantage l'orientation générale de la politique monétaire, soutenant les conditions de financement dans l'économie réelle, en particulier pour les entreprises et les ménages', explique la BCE dans un communiqué.

La BCE a aussi indiqué qu'elle allait réinvestir à leur échéance les titres participant au PEPP et ce 'au moins jusqu'à la fin 2022'. Elle pourra aussi piloter ce stock d'actifs sur le long terme, comme elle le fait déjà pour son programme 'QE' de rachats de dette mis en place en mars 2015.

Ce programme, qui était la principale arme anti-crise de l'institut jusqu'à la pandémie, a lui été confirmé à raison de 20 milliards d'euros par mois, auxquels s'ajoutent 120 milliards d'euros supplémentaires prévus en 2020.

Comme attendu, le principal taux d'intérêt a été maintenu à zéro, tandis que les banques se verront appliquer un prélèvement de 0,50% sur une fraction des dépôts qu'elles confient à la banque centrale au lieu de les prêter à leurs clients.

La BCE dévoilera un nouveau jeu de prévisions macroéconomiques courant jusqu'en 2022 lors d'une conférence de presse virtuelle attendue à 12H30 GMT.

La présidente de l'institution, Christine Lagarde, a déjà tablé sur un recul du produit intérieur brut de la zone euro compris entre 8 et 12% cette année, avant une reprise aux contours incertains.

/ATS