La SSR prévoit une plate-forme digitale pour toute la Suisse

Après la polémique sur le départ annoncé d'une partie de la SSR de Berne à Zurich et envisagée ...
La SSR prévoit une plate-forme digitale pour toute la Suisse

La SSR prévoit une plate-forme digitale pour toute la Suisse

Photo: KEYSTONE/PETER KLAUNZER

Après la polémique sur le départ annoncé d'une partie de la SSR de Berne à Zurich et envisagée de Genève à Lausanne, son directeur général Gilles Marchand répond dimanche que le service public doit s'adapter. Il promet 20 millions de francs pour l'offre de programme.

Cette somme doit notamment permettre de lancer à Berne une nouvelle plate-forme numérique, explique-t-il dans un entretien diffusé par Le Matin Dimanche et le SonntagsBlick. 'Il s'agit de développer une sorte de Netflix de service public: proposer tous nos programmes dans toutes les langues, sur une plate-forme organisée non plus par région ou par langue, mais par domaines, par thèmes, avec des sous-titres dans les langues nationales'.

La SSR veut également augmenter le nombre de séries télévisées qu'elle produit. 'On en a trois ou quatre par an actuellement, entre la Suisse romande et la Suisse alémanique. J'aimerais arriver à sept, avec la possibilité de systématiquement les utiliser dans les autres régions' linguistiques, ajoute M. Marchand.

Rédaction multilingue à Berne

Le directeur de la SSR annonce encore le développement dans la capitale fédérale d'une nouvelle rédaction multilingue pour répondre aux nouvelles exigences de la concession octroyée par le Conseil fédéral. Elle comptera 'une quinzaine de journalistes', provenant de la RTS, RSI, RTR et SRF. Devant traiter de sujets nationaux, ils 'travailleront notamment sur les questions liées à l'intégration', poursuit-il.

La SSR a décidé de déplacer une partie de la rédaction de la radio SRF de Berne à Zurich. Ce transfert, prévu à partir de fin 2020, concerne 170 collaborateurs. En Suisse romande, elle envisage de déménager à l'horizon de 2024 le département 'actualité' de la télévision RTS de Genève à Lausanne.

Le projet, qui doit encore être approuvé par le conseil d'administration, vise à rassembler la radio, des activités TV et des cars de reportage sur le site de l'EPFL. Ces décisions, qui doivent permettre d'économiser douze millions de francs, ont suscité de vives réactions.

M. Marchand demande dans les journaux dominicaux 'un peu de cohérence'. 'On a reproché au service public son immobilisme (...) On ne peut pas à la fois nous demander de préparer l'avenir et en même temps nous dire de ne rien bouger', remarque-t-il. Il rappelle que la SSR doit économiser 100 millions de francs par an dès 2019.

/ATS
 

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