La tendance au rejet de l'initiative « No Billag » se confirme

La suppression de la redevance ne convainc pas les Suisses. Une majorité refuserait l'initiative ...
La tendance au rejet de l'initiative « No Billag » se confirme

La tendance au rejet de l'initiative

Photo: KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

La suppression de la redevance ne convainc pas les Suisses. Une majorité refuserait l'initiative 'No Billag' en votation le 4 mars, selon la première vague de l'enquête de la SSR.

Si la votation avait eu lieu le 12 janvier, 60% des 1201 personnes interrogées pour l'enquête SSR se seraient déclarées certainement ou plutôt contre l'initiative. A l'opposé, 38% auraient été certainement ou plutôt pour la suppression de la redevance.

Sans surprise, les partisans des partis de gauche sont plus fortement opposés au texte que les partisans des groupes de droite. Seuls ceux de l'UDC pourraient réunir une majorité favorable, indique vendredi l'institut de recherche gfs.bern.

Economies à la SSR

Les tenants du 'oui' pointent notamment les redevances que paient les entreprises. Ils soutiennent également la nécessité d'économie au sein de la SSR. L'argument selon lequel une redevance obligatoire est obsolète à l'ère d'internet et de Netflix ne fait quant à lui pas mouche.

Dans le camp des opposants, 67% craignent une dépendance plus forte envers les bailleurs de fonds privés. Deux personnes sur trois (66%) soutiennent l'idée que seules les redevances permettent de garantir une offre de qualité similaire dans toutes les régions linguistiques. Et pour 65% la qualité du système médiatique pourrait diminuer en cas d'acceptation de l'initiative.

'Nous ne sommes pas encore loin du but', réagit le comité 'Nein zum Sendeschluss'. Mais le public a compris le danger pour la diversité médiatique dans les quatre régions linguistiques.

Solidarité linguistique

De manière générale, la Suisse latine rejette plus fortement l'initiative (67% des Romands et 65% des Tessinois) que la Suisse alémanique (57%).

Par ailleurs, les électeurs de 18 à 30 ans sont favorables à 'No Billag' (51% certainement ou plutôt pour). Les électeurs plus âgés la rejettent.

Selon le sondage, la majorité des intentions de vote est ferme. Ceci limite les probabilités d'un revirement d'opinion durant les dernières semaines de la campagne, précise gfs.bern.

Tendance confirmée

Selon le premier sondage Tamedia, publié le 19 janvier, le peuple aurait voté 'non' à 'No Billag' à 57%. Les opinions favorables s'élevaient à 40%.

Les résultats d'un troisième sondage demandé par l'institut marketagent.com sont similaires: 51,4% des sondés auraient rejeté l'initiative et 40,9% auraient glissé un 'oui' dans les urnes, 7% étaient encore indécis.

Oui au régime financier

Le nouveau régime financier 2021 convainc plus de deux tiers des votants (69%); 16% refusent de prolonger le droit de la Confédération de prélever l'impôt fédéral direct (IFD) et la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) jusqu'en 2035. Parmi les personnes ayant prévu de voter, seuls 15% demeurent indécis à une cinquantaine de jours de la votation.

Selon le sondage, les sympathisants du PDC sont les plus favorables au texte, ceux du PS, du PLR ou des Verts y sont également favorables. La seule opposition notable provient du camp de l'UDC (30%).

Le taux de participation aurait été de 53%, si la votation avait eu lieu le 12 janvier 2018. Le sondage a été réalisé entre le 8 et le 18 janvier 2018 par gfs.bern.

/ATS