Le comité consultatif préfère le pont pour la traversée de la rade

A Genève, le conseil consultatif chargé d'étudier les options de traversée du lac recommande ...
Le comité consultatif préfère le pont pour la traversée de la rade

Le comité consultatif préfère le pont pour la traversée de la rade

Photo: Keystone

A Genève, le conseil consultatif chargé d'étudier les options de traversée du lac recommande un pont émergeant au large des rives avec des entrées et des sorties souterraines. Il a transmis son rapport au Conseil d'Etat.

Le conseil consultatif s'est prononcé pour un pont par 14 voix contre 8, a expliqué vendredi Raymond Loretan, président du conseil consultatif. L'option du tunnel a été écartée. Les 22 membres de cette commission ont pu travailler en s'isolant du contexte politique, s'est réjoui M.Loretan.

Il ne s'agissait pas de mener un débat sur le principe même d'une traversée, celui-ci ayant été accepté en juin 2016 par 63% des Genevois. Le conseil consultatif a pendant dix mois auditionné des experts, architectes, et géologues. Les membres, qui représentent toutes les tendances, ont aussi écouté tous les milieux concernés et visité le site.

L'analyse comparative de tous ces éléments a fait pencher la balance pour un pont plutôt qu'un tunnel. Le conseil consultatif a été un peu plus loin en mettant en évidence les avantages de son choix favori, soit un pont émergeant au large des rives, à une distance allant de 350 à 600 mètres.

Cet ancrage au large permet de respecter les normes antibruit, selon M.Loretan. Il s'agit d'un élément très important pour les riverains. Cette solution limite aussi l'impact environnemental sur les berges et elle permet d'envisager des modes de mobilité douces.

Coûts moins élevés

Les coûts de constructions et d'exploitation sont aussi moindres par rapport à un tunnel. En effet, la traversée du lac en pont est chiffrée entre 900 millions et 1 milliard de francs, alors qu'un tunnel coûterait entre 1,2 et 1,3 milliard.

La balle est désormais dans le camp du Conseil d'Etat qui devra donner suite au rapport présenté vendredi. Luc Barthassat, chef du Département des transports (DETA) s'est déjà réjoui de l'étape qui a été franchie, même 'si le chemin est encore long'. L'élu PDC croit à ce périphérique autoroutier autour du centre de Genève. Une mise en service à l'horizon 2030 est envisagée.

/ATS
 

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