Après un accès de faiblesse, l'euro a repris du terrain

Après un accès de faiblesse face au franc dans la nuit après l'annonce du vote négatif des ...
Après un accès de faiblesse, l'euro a repris du terrain

Après un accès de faiblesse, l'euro a repris du terrain

Photo: Keystone

Après un accès de faiblesse face au franc dans la nuit après l'annonce du vote négatif des Italiens au référendum constitutionnel, l'euro retrouvait lundi matin un niveau proche de celui de vendredi. Vers 09h45, la monnaie unique se négociait à 1,0781 franc.

Auparavant, la monnaie unique avait reculé momentanément sous la barre de 1,07 franc (1,0697), avant d'entamer une remontée aux alentours de 1,0730 franc vers 7h15. Une nette majorité d'Italiens a voté dimanche, comme prévu, contre la réforme constitutionnelle et donc contre le gouvernement du Premier ministre, Matteo Renzi.

Or le franc est considéré sur les marchés comme une valeur refuge, tout comme le yen japonais par exemple. Si le sentiment de sécurité diminue auprès des investisseurs, la monnaie suisse a tendance à s'apprécier. La semaine dernière, l'euro valait environ 1,0780 franc en moyenne, avec un bref passage au-dessus de 1,08 franc mercredi.

L'euro a également fléchi face au dollar dans la nuit de dimanche à lundi, tombant à un plus bas depuis 20 mois dans les premiers échanges asiatiques après la victoire du non au référendum italien, un camouflet pour le chef du gouvernement Matteo Renzi qui a annoncé dans la foulée sa démission.

Décrochage momentané

La monnaie unique a décroché quand les sondages à la sortie des urnes ont été diffusés après la fermeture des bureaux de vote dimanche à 23h00, donnant le non vainqueur à plus de 54%, voire à près de 60%. Il a ensuite touché 1,0506 dollar après minuit, contre 1,0664 vendredi à New York, son plus bas niveau depuis mars 2015

Mais la monnaie unique se reprenait également face au billet vert lundi matin, un euro se négociant vers 09h45 à 1,0664 dollar. Les cambistes demeuraient quant à eux sereins.

'Si le référendum est rejeté, ce ne sera pas la fin du monde', avait commenté Fabio Fois, économiste chez Barclays basé à Londres, interrogé avant le vote par l'agence Bloomberg News.

/ATS


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