Le marché du logement en propriété très solide (Raiffeisen)

Le marché de l'immobilier suisse reste extrêmement solide face à la crise, d'après une étude ...
Le marché du logement en propriété très solide (Raiffeisen)

Le marché du logement en propriété très solide (Raiffeisen)

Photo: KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

Le marché de l'immobilier suisse reste extrêmement solide face à la crise, d'après une étude publiée par Raiffeisen.

La pandémie de Covid-19 n'a pas enfoncé le marché immobilier, bien au contraire. Les portails en ligne ont enregistré une hausse des visites de près de 10% pour les maisons individuelles et de 6% pour les copropriétés.

'L'augmentation des abonnements de recherche concerne autant les logements en location qu'en propriété', a constaté Martin Neff, chef économiste chez Raiffeisen.

En parallèle, les conditions de financement restent très attractives. Les taux d'intérêt des hypothèques sur le long terme avaient momentanément augmenté du fait de la hausse des primes de risques au début de la pandémie.

Les mesures étatiques et les interventions des banques centrales ont toutefois permis de rassurer et de ramener ces taux à un niveau 'historiquement bas'. Le volume des crédits continue d'ailleurs à croître à plus de 3%, un rythme similaire aux années précédentes.

C'est en fait le marché des logements locatifs qui pâtit le plus des effets de la pandémie. Le secteur n'est plus porté par un solde migratoire fort, ce qui se traduira par une hausse historique des logements vacants en Suisse. La banque Raiffeisen estime ainsi que le taux afférent dépassera le taux record de 1998 en 2021 au plus tard.

L'étude qu'elle a menée souligne également la tendance de fond du télétravail, une méthode généralisée par les mesures de confinement.

'La pression risque d'être forte sur les employeurs qui souhaitent rester attractifs, proposer des concepts de +home office +et des conditions de télétravail souples', a expliqué Martin Neff. Pour Raiffeisen, il faudra donc s'attendre à une progression de l'offre des bureaux et au contraire à une demande correspondante en repli.

Pour les surfaces commerciales, l'impact de la crise ne s'est pas fait sentir tout de suite, en raison des baux à longues échéances. 'Les perspectives concernant les surfaces commerciales restent toutefois plutôt sombres malgré la reprise' estime-t-on dans le communiqué.

/ATS
 

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