Le succès de la pharma rejaillit sur d'autres branches

L'industrie pharmaceutique suisse a réussi à poursuivre son expansion ces deux dernières années ...
Le succès de la pharma rejaillit sur d'autres branches

L'industrie pharmaceutique suisse a réussi à poursuivre son expansion ces deux dernières années, en dépit d'un contexte conjoncturel difficile. L'essor économique des entreprises de la branche rejaillit également sur d'autres secteurs, selon une étude.

En raison de la forte croissance réelle de sa valeur ajoutée (+7,2% en moyenne ces dix dernières années), la branche pharmaceutique a apporté une contribution considérable à la croissance suisse. Elle a généré l'an dernier une valeur ajoutée brute de 28,9 milliards de francs, relève mardi une étude de BAK Economics et Polynomics, sur mandat de l'association faîtière du secteur Interpharma.

Le nombre d'emplois dans l'industrie pharmaceutique s'est accru de 12'000 au cours des dix dernières années, tandis que d'autres branches industrielles en supprimaient dans le même temps environ 16'500. L'an dernier, les entreprises de la branche proposaient environ 43'000 postes à temps plein.

Forte productivité

'Avec une productivité de 350 francs par heure de travail, l'industrie pharmaceutique se situe clairement en tête des branches suisses', a relevé René Buholzer, secrétaire général d'Interpharma, à l'occasion d'une conférence de presse. Chaque poste de travail du secteur produit environ quatre fois plus de valeur ajoutée que la moyenne de l'économie globale.

En raison des commandes auprès des fournisseurs, chaque franc de valeur ajoutée généré dans l'industrie pharmaceutique entraîne environ 70 centimes de valeur ajoutée supplémentaire dans d'autres branches de l'économie suisse, affirme l'étude. Cela représente une contribution directe ou indirecte de 49,6 milliards de francs, ou près de 8%, de la valeur ajoutée brute de l'économie globale.

En outre, chaque emploi dans la pharma génère 3,2 emplois à temps plein supplémentaires dans les entreprises des autres branches, concluent les auteurs de l'étude.

/ATS
 

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