Léger accès de pessimisme dans le consensus du KOF

Les économistes interrogés par l'Institut de recherches conjoncturelles (KOF) de l'Ecole polytechnique ...
Léger accès de pessimisme dans le consensus du KOF

Léger accès de pessimisme dans le consensus du KOF

Photo: KEYSTONE/WALTER BIERI

Les économistes interrogés par l'Institut de recherches conjoncturelles (KOF) de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) ont revu à la baisse leurs projections de croissance et d'inflation pour 2024, après celles de la BNS et du Seco la semaine dernière.

L'édition printanière du sondage trimestriel, diffusée lundi, laisse augurer en 2024 d'une croissance du produit intérieur brut (PIB) helvétique - hors retombées des manifestations sportives - de 1,1%, contre encore 1,2% attendu en décembre.

L'essentiel de ce repli est à mettre au compte des biens d'investissements, désormais attendus en recul de 0,3% alors que le dernier pointage mentionnait encore une progression de 1,1%. L'essor des investissements dans la construction a marginalement été revu à la baisse, à 0,7% contre 0,8% il y a trois mois. Sur le volet du commerce extérieur, les exportations ne doivent plus progresser que de 2,9%, contre 3,1%.

En intégrant le fluctuant produit des évènements sportifs, la croissance 2024 reste attendue à 1,4%.

Les premières estimations de croissance sous-jacente pour l'année prochaine s'articulent autour de 1,7%, comme pour les cinq ans à venir. La reprise doit notamment être alimentée par une dynamique retrouvée en matière d'investissement, quand la progression des exportations doit réaccélérer à 3,1%.

Le renchérissement doit, lui, s'établir sur l'exercice en cours à 1,4%, contre 1,6%, pour continuer à s'atténuer autour de 1,2% en 2025.

Les prévisionnistes interrogés demeurent confiants pour le marché du travail, évoquant en moyenne un taux de chômage de 2,2% sur l'année en cours et de 2,3% sur la suivante.

Au rayon marchés financiers, les experts tablaient déjà sur un taux Saron de 1,57% dans trois mois, quand bien même le délai de réponse s'est achevé avant la décision inopinée de la Banque nationale suisse (BNS) jeudi dernier de raboter de 25 points de base son taux directeur à 1,5%. A un horizon de 12 mois, le taux Saron doit s'amenuiser encore à 1,17%.

Le franc risque de continuer à s'apprécier, face à l'euro comme au dollar, dans des proportions toutefois modestes. Si les sondés évoquent un léger tassement du niveau du Swiss Performance Index (SPI) d'ici trois mois, ils escomptent aussi un rebond autour de 15'800 points d'ici un an, par rapport aux quelque 15'300 points observés actuellement.

/ATS
 

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