Les drones de la Poste peuvent reprendre leur envol

Les drones de la Poste vont pouvoir redécoller dès lundi prochain. Suite à deux crashs, le ...
Les drones de la Poste peuvent reprendre leur envol

Les drones de la Poste peuvent reprendre leur envol

Photo: KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

Les drones de la Poste vont pouvoir redécoller dès lundi prochain. Suite à deux crashs, le géant jaune et le développeur des appareils Matternet avaient décidé de suspendre les vols depuis mai 2019 dans toute la Suisse.

Un conseil d'experts a délivré son feu vert après cinq mois d'examen des processus de sécurité. 'Rien ne s'oppose à la reprise des vols', a indiqué le professeur Michel Guillaume, responsable du Centre d'aviation de la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW), indique jeudi la Poste dans un communiqué.

Après examen, les experts certifient à la Poste et à Matternet un niveau de sécurité élevé. Ils ont formulé quatre recommandations qui ont déjà commencé à être appliquées. Matternet a notamment amélioré le système de vol. L'appareil est désormais plus stable en cas de vent.

Le drone adapté a réalisé plus de 2000 vols d’essai en Suisse depuis mai 2019 et a parcouru à plus de 17'000 km. Les mesures mises en œuvre dépassent les recommandations en matière de sécurité de l’Office fédéral de l'aviation civile (OFAC) et du Service suisse d'enquête et de sécurité (SESE), précise La Poste.

Sécurité

La Poste et Matternet devraient en outre instaurer d’ici fin mars une fonction de surveillance indépendante sur les processus liés à la sécurité. La Poste doit d'une part gagner en influence dans l’exploitation des drones. Elle doit par exemple instaurer un droit à l’information et d’audit envers Matternet.

Le développeur devrait lui continuer à renforcer ses processus de sécurité, par exemple en recrutant un responsable de la sécurité, comme cela se pratique habituellement dans le transport aérien commercial. Le conseil d’experts va continuer à conseiller la Poste de façon indépendante sur les drones.

Risque pas exclu

Malgré un niveau élevé des mesures de sécurité, il n’est pas possible d’exclure totalement les risques dans le domaine de l’aviation, précise le communiqué. Pour minimiser ce risque, le drone devra effectuer un atterrissage d'urgence en parachute s’il dévie de sa course.

Les vols devront ainsi respecter des critères clairement définis. Par exemple, le couloir aérien dans lequel le drone peut évoluer fait partie d’un concept de sécurité élaboré avec l’OFAC. 'Les atterrissages contrôlés en parachute se produiront également à l’avenir', avertit le professeur Michel Guillaume.

Au Tessin

Le réseau hospitalier du Tessin EOC est le premier à faire de nouveau appel au service de drones de La Poste. Les transports concernent l'acheminement d'échantillons de laboratoire.

Les deux crashs remontent au début de l'année dernière. Le 25 janvier, un drone est tombé dans le lac de Zurich. Il transportait un échantillon de sang dans le cadre d'une phase de tests de vols entre une clinique du groupe Hirslanden et le laboratoire central situé de l'autre côté de la rade à Zurich. Il n'y a pas eu de blessé.

Le 9 mai, un autre s'est écrasé dans une forêt près de l'Université de Zurich. L'appareil ne transportait pas de charge. Il effectuait un vol entre l'université et l'hôpital universitaire. Il n'y a pas eu de blessé, mais des enfants se trouvaient à proximité de l'endroit où a chuté l'engin, selon le rapport du SESE.

/ATS
 

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