Les familles suisses rêvent toujours de posséder une maison (étude)

Malgré les prix d'achat souvent élevés, les Suisses rêvent de devenir propriétaires. Selon ...
Les familles suisses rêvent toujours de posséder une maison (étude)

Les familles suisses rêvent toujours de posséder une maison (étude)

Photo: KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

Malgré les prix d'achat souvent élevés, les Suisses rêvent de devenir propriétaires. Selon une étude publiée par Swiss Life mardi, près des trois quarts des familles actuellement en location envisagent d'acquérir un logement dans les dix prochaines années.

Ce souhait est motivé 'par la perspective d'une plus grande liberté de choix et souvent aussi par des coûts moins élevés', précise le spécialiste de la prévoyance.

Swiss Life rappelle, en citant Eurostat, qu'avec une proportion de logements en propriété de 43%, la Suisse affiche le taux le plus bas d'Europe en la matière.

Même si de très nombreux Helvètes caressent le rêve de vivre 'dans leurs propres murs', cet idéal reste souvent inaccessible pour une grande partie de la classe moyenne, en particulier dans des régions très prisées ou denses tel Genève par exemple, comme démontré par d'autres études précédemment.

Pour sa recherche, Swiss Life a fait interroger en-ligne par l'institut Value Quest 875 foyers avec enfants de moins de 18 ans, en mai dernier. Parmi les sondés (âgés de 25 à 49 ans), seuls 37% étaient propriétaires de leur maison ou appartement au moment de l'enquête.

Parmi les locataires, 73% souhaitent changer de statut et passer à l'achat. Seuls 13% d'entre eux désirent explicitement demeurer locataires. Et 14% ont abandonné l'idée de devenir un jour propriétaires, essentiellement par manque de fonds propres ou en raison de prix jugés trop élevés.

212'000 francs de fonds propres

Les critères décisifs des aspirants propriétaires sont la taille de la maison, les coûts et surtout un emplacement au calme et proche de la nature. Pas moins de 60% des acquéreurs potentiels espèrent pouvoir acheter une maison individuelle.

Les personnes interrogées attendent d'un achat qu'il leur offre plus de liberté dans l'agencement. L'absence de règles d'un bailleur et, globalement, une 'plus grande liberté de choix' les séduisent. Cependant, la majorité (70%) des sondés, pour franchir le pas de l'achat, estime primordial que les frais mensuels pour un bien comparable soient plus élevés en location.

Une famille suisse épargne en moyenne durant huit ans avant d'acquérir son logement, indique encore l'étude. Près de la moitié (47%) des acheteurs sont âgés entre 30 et 35 ans.

Pour financer le bien, la grande majorité des acheteurs (92%) combinent fonds propres et hypothèque. En moyenne, l'apport personnel se monte à 212'000 francs, et l'hypothèque souscrite à 553'000 francs.

Plus de la moitié (52%) de ceux qui ont déjà acheté ont été soutenus par leurs parents ou des proches pour financer l'opération. Ils sont 13% à avoir bénéficié d'un héritage.

Des différences apparaissent selon les régions linguistiques. Outre-Sarine, pas moins de 48% des fonds propres proviennent du compte épargne, pour 13% d'avoirs du pilier 3a, 10% de prélèvements anticipés de la caisse de pension et 21% d'autres sources comme des avancements d'hoirie, donations ou prêts. En Suisse romande, seulement 33% des fonds propres proviennent du compte épargne.

Pour le canton Genève, où posséder son propre toit est particulièrement problématique pour beaucoup (seuls 17% de propriétaires), la Fédération des entreprises romandes (FER) a relevé récemment que l'accès à la propriété en zone de développement n'est 'pas totalement impossible' pour la classe moyenne, 'même si la question des fonds propres reste épineuse'. Le prix d'un 5 pièces de 105 m2 en propriété par étage (PPE) s'y élève en moyenne à 630'000 francs.

/ATS
 

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