Les fermetures de restaurants se poursuivent à Genève

Les restaurants, bars et cafés continuent de fermer à Genève, cinq mois après le tour de vis ...
Les fermetures de restaurants se poursuivent à Genève

Les fermetures de restaurants se poursuivent à Genève

Photo: KEYSTONE/AP/JENNY KANE

Les restaurants, bars et cafés continuent de fermer à Genève, cinq mois après le tour de vis de l'Etat relatif aux établissements non conformes à la législation. La barre des 100 fermetures est presque atteinte.

Selon un bilan provisoire, 99 établissements ont définitivement fermé leurs portes, relève Laurent Paoliello, porte-parole du Département de la sécurité, de l'emploi et de la santé (DSES), interrogé par Keystone-ATS. Dans quatre cas, des scellés ont dû être posés par la police.

Au total, ce sont 252 restaurants, bars et cafés qui ont reçu une sommation. 'A l'origine, nous avions environ 280 établissements dans notre radar. Mais depuis, une trentaine a fermé spontanément ses portes, sans lien avec les sommations. Cela concerne par exemple des cas de faillite', précise M. Paoliello.

Pas de conséquence sur l'emploi

Outre les 99 établissements qui ont cessé leurs activités, certains se sont mis en conformité (54 cas), tandis que d'autres ont changé d'affectation (19). Les 80 établissements restants sont en cours de procédure. 'On avance de cas en cas, lentement mais sûrement', note M. Paoliello, soulignant que certaines procédures pourraient durer plusieurs mois si la justice devait être saisie.

Au niveau de l'emploi, le DSES affirme ne pas avoir constaté d'afflux massif de personnes ayant perdu leur travail à l'Office de l'emploi. 'Concernant ce secteur, il y a même eu 39 inscriptions au chômage en moins durant la période de l'opération', remarque le porte-parole. 'La crainte d'une arrivée importante de chômeurs ne s'est pas concrétisée. Le marché est parvenu à absorber les fermetures des restaurants', relève-t-il.

Fin de la tolérance

Le conseiller d'Etat Mauro Poggia, en charge du DSES, avait annoncé en octobre dernier la fin de la tolérance pour les restaurants ne respectant pas la nouvelle loi en vigueur depuis 2016. Certains exploitants n'avaient pas la patente requise, d'autres la louaient sans être présents sur place. La sommation touchait également les établissements en infraction en matière de travail au noir.

Selon Mauro Poggia, il était temps de garantir une concurrence loyale dans le secteur. Au total, 2368 établissements ont fait les démarches nécessaires et obtenu leur autorisation.

/ATS