Les patrons britanniques veulent un vote sur les termes du Brexit

Plus de 70 personnalités du monde des affaires britanniques signent une lettre dimanche dans ...
Les patrons britanniques veulent un vote sur les termes du Brexit

Les patrons britanniques veulent un vote sur les termes du Brexit

Photo: KEYSTONE/EPA/NEIL HALL

Plus de 70 personnalités du monde des affaires britanniques signent une lettre dimanche dans le Sunday Times pour réclamer un vote du public sur les termes définitifs de la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Le choix doit revenir aux électeurs, écrivent-elles.

Les entreprises sont de plus en plus préoccupées par la perspective d'un Brexit sans accord, le 29 mars 2019 au soir, ou avec un accord qui limiterait leur accès au marché continental.

La lettre ne ferait pas expressément allusion à un nouveau référendum - le référendum sur le Brexit a eu lieu en juin 2016 -, rapporte la chaîne de télévision britannique Sky News.

Parmi les signataires de cet appel figurent le patron de la chaîne de librairies Waterstones et l'ancien patron du groupe de supermarchés Sainsbury, Justin King. Ils annoncent le lancement d'un groupement appelé 'Entreprises pour un vote populaire'.

Déprime de l'investissement

Londres et Bruxelles espèrent conclure un accord ce mois-ci, mais dans leur lettre, les patrons mettent en garde contre de possibles conséquences négatives. 'Nous sommes maintenant confrontés soit à un accord avec un bandeau sur les yeux, soit à un Brexit dur destructeur. Ces deux options vont encore déprimer un peu plus l'investissement', indiquent les signataires selon le Sunday Times.

'Ce sera mauvais pour les affaires et pour ceux qui travaillent. Etant donné qu'aucune de ces deux possibilités ne figurait sur le bulletin de vote en 2016, nous pensons que le choix final devrait être rendu au public avec un vote populaire.'

Le ministère britannique chargé du Brexit a réitéré l'opposition du gouvernement à un second référendum. 'La population du Royaume-Uni a déjà eu son mot à dire à l'occasion d'un des plus grands exercices démocratiques jamais vus dans ce pays et la première ministre a clairement indiqué qu'il n'y aurait pas de second référendum', a déclaré un porte-parole.

/ATS
 

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