Les perspectives s'assombrissent pour l'industrie suisse

L'indice des directeurs d'achat (PMI) a fortement chuté en mars, tombant à son plus bas niveau ...
Les perspectives s'assombrissent pour l'industrie suisse

Les perspectives s'assombrissent pour l'industrie suisse

Photo: KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

L'indice des directeurs d'achat (PMI) a fortement chuté en mars, tombant à son plus bas niveau depuis décembre 2015. Le baromètre de l'industrie helvétique réagissait négativement à l'assombrissement des perspectives en matière d'exportation.

L'indice PMI, compilé par Credit Suisse et procure.ch et qui permet d'anticiper les attentes dans le secteur, a chuté sur un mois de 5,1 à 50,3 points en mars, se situant ainsi à peine au-dessus du seuil de croissance établi à 50 points, ont indiqué lundi les auteurs du sondage dans un communiqué.

Il s'agit de la plus forte baisse depuis novembre 2008, trois mois après la faillite de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers qui avait sonné le coup de départ de la crise financière.

'La baisse momentanée de l'indice PMI suisse est la conséquence de la faible croissance à l'étranger, notamment de l'industrie européenne', ont souligné les deux établissements, ajoutant que ce repli avait un impact sur les exportateurs helvétiques.

Pas de récession

Le niveau du PMI en mars est également nettement inférieur aux attentes. Les économistes interrogés par AWP misaient sur un indice entre 53,0 et 54,2 points pendant le mois sous revue.

La totalité des sous-indicateurs ont perdu du terrain, notamment ceux mesurant la production (-7,8 points), les entrées de commandes (-5,4), les achats (-3,9), les délais de livraison (-4,3) et l'emploi (-3,7).

Le recul observé au niveau des volumes d'achat et des stocks démontre que les sociétés ont commencé à réagir au ralentissement conjoncturel.

Dans les services, l'indice PMI s'est également contracté mais dans une moindre mesure. Le baromètre n'a reculé que de 1,3 à 54,4 points, se situant toujours en zone de croissance. Depuis son plus haut depuis mai 2018, ce baromètre a cependant continuellement perdu du terrain.

La consommation intérieure devrait néanmoins rester solide, grâce au niveau élevé de l'emploi. Dans l'ensemble, les spécialistes de Credit Suisse et procure.ch ne tablent pas sur une récession de l'économie suisse, mais sur un ralentissement. Cette situation ne devrait pas encourager la Banque nationale suisse (BNS) à remonter ses taux directeurs.

/ATS
 

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