Matin: les syndicats demandent à Tamedia de revenir sur sa décision

Tamedia se comporte comme le 'croque-mort' de la diversité de la presse en Suisse romande, ...
Matin: les syndicats demandent à Tamedia de revenir sur sa décision

Matin: les syndicats demandent à Tamedia de revenir sur sa décision

Photo: KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

Tamedia se comporte comme le 'croque-mort' de la diversité de la presse en Suisse romande, ont réagi jeudi les syndicats Impressum et syndicom à l'annonce de la restructuration du Matin. Ils demandent à l'éditeur de chercher une solution pour le maintien du journal.

L'annonce de supprimer la version papier du quotidien orange intervient alors même qu'une procédure est en cours depuis le 28 mars devant l'Office de conciliation vaudois, rappellent les syndicats. Impressum, syndicom et les rédactions romandes y demandent la sauvegarde du Matin papier et le gel des licenciements sur deux ans.

La procédure en cours interdit en principe toute mesure contraignante tant de la part des employeurs que des employés. Les syndicats exigent que Tamedia fournisse tous les documents utiles et pertinents pour que la procédure de consultation prévue et imposée par le Code des obligations puisse être menée conformément à la règle.

Pour syndicom, la manière d'agir de l'éditeur dénote 'd'un esprit de confrontation'. Impressum et syndicom en appellent à la responsabilité du groupe zurichois.

Ayant acquis en peu de temps trois quarts du tirage de la presse abonnée en Suisse romande, le quasi-monopole a une responsabilité particulière envers le public romand et la diversité de la presse, estiment-ils. Etant devenu un des derniers grands employeurs de journalistes, Tamedia doit offrir des garanties d'emploi à ses collaborateurs.

Appel à un soutien public

Le think tank Nouvelle Presse et l'association Fijou, deux associations créées en 2017 pour réfléchir au renouveau de la presse, regrettent la disparition du journal papier Le Matin. 'C'est un rouage essentiel et vital de notre démocratie qui disparaît'.

Ils appellent les autorités cantonales, les fondations et les mécènes à faire preuve de leadership et à entrer en action pour qu'une nouvelle presse soit créée au plus vite. Selon eux, un modèle de financement public et privé est possible tout en garantissant l'indépendance du journalisme.

/ATS
 

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