Migros Neuchâtel-Fribourg: pas de suite pénale pour Damien Piller

Le Procureur général fribourgeois rend une ordonnance de classement à l'encontre de Damien ...
Migros Neuchâtel-Fribourg: pas de suite pénale pour Damien Piller

Migros Neuchâtel-Fribourg: pas de suite pénale pour Damien Piller

Photo: KEYSTONE/ANTHONY ANEX

Le Procureur général fribourgeois rend une ordonnance de classement à l'encontre de Damien Piller et d'une ex-directrice de Migros Neuchâtel-Fribourg (MNF). Ces derniers faisaient l'objet d'une procédure pénale ouverte suite à des dénonciations du géant orange.

'L'affaire revêt un caractère exclusivement civil', a indiqué mardi le Ministère public. Pour pouvoir reprocher à Damien Piller une gestion déloyale, il aurait fallu que l'homme d'affaires 'bénéficie à tout le moins de la complicité de la directrice, dans la mesure où il n'était pas habilité, en tant que président de l'administration, à engager MNF sur les conventions litigieuses'.

'C'est la direction qui a signé les différents contrats et autorisé les versements contestés', détaille le communiqué du Ministère public du canton de Fribourg. 'Or, l'instruction n'a pas permis de mettre en évidence l'implication illicite de la directrice, voire d'un autre membre influent de la direction.'

Deux chantiers

Les dénonciations déposées en juillet 2019 par la Fédération des coopératives Migros et la coopérative MNF étaient fondées sur d'importants travaux d'analyse préalables confiés à une étude d'avocats et une entreprise d'audit. Elles se référaient à deux chantiers concernant des succursales dont Migros est locataire, l'un à Belfaux (FR), l'autre à La Roche (FR).

Le premier était conduit par Anura, société en mains de Damien Piller, et le second par Constructor, entreprise cédée à Damien Piller quelques mois après la fin des travaux. Migros a conclu une convention avec chacune des entités, laquelle l'obligeait à verser aux cocontractants un montant de 800'000 francs, plus TVA à 8%.

Le montant était à verser à titre de 'participation à la réalisation des différentes infrastructures qui doivent être construites pour accueillir Migros'.

Les sociétés cocontractantes s'engageaient pour leur part à respecter rigoureusement le descriptif technique qui définit l'état dans lequel les locaux doivent être mis à la disposition de Migros et à prendre à leur charge les travaux mentionnés dans la rubrique 'travaux à charge du bailleur'. Les bailleurs étaient des sociétés tierces.

/ATS
 

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