Nouveaux projets pour désengorger le rail d'ici 2035

Le Conseil fédéral a légèrement rehaussé l'enveloppe destinée à désengorger le rail à l'horizon ...
Nouveaux projets pour désengorger le rail d'ici 2035

Nouveaux projets pour désengorger le rail d'ici 2035

Photo: KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

Le Conseil fédéral a légèrement rehaussé l'enveloppe destinée à désengorger l'infrastructure ferroviaire d'ici 2035. Il veut libérer 11,9 milliards de francs et inclure de nouveaux projets, notamment dans le Jura et pour l'aménagement du deuxième tube du Lötschberg.

Le message que le gouvernement a transmis au Parlement prévoit désormais un montant de 400 millions de francs de plus. Les projets ont été améliorés et leurs coûts ont été revus, a expliqué la ministre des transports Doris Leuthard. Seuls ceux réalisables d'ici 2035 ont été retenus, a-t-elle ajouté. Davantage de projets chargeraient encore plus le système.

Désormais, l'étape d'aménagement 2035 du Conseil fédéral prévoit des trains directs entre Bâle, Delémont et Genève. L'offre à travers le Jura sera étoffée. Cette adaptation répond aux réactions collectées lors de la consultation. Les cantons romands avaient dénoncé une répartition inégale des ressources.

Lötschberg presque doublé

Le Conseil fédéral propose aussi d'équiper partiellement le deuxième tube du tunnel de base du Lötschberg. Actuellement, seuls 15 des 35 kilomètres de la galerie ont été percés et aménagés. Le coup de pouce concerne cette partie.

Cette solution peut être financée et suffit à désengorger le trafic, a relevé Doris Leuthard. Elle contribuera à augmenter le nombre de trains voyageurs et de trains de marchandises.

Grâce à d’autres mesures, la cadence au quart d’heure pourra être introduite sur les tronçons Genève–La Plaine, Avry–Fribourg, Olten–Baden, Aarau–Zurich, Brugg–Zurich et Lucerne–Zoug–Zurich. La construction du tunnel de Brütten entre Zurich et Winterthour revalorisera St-Gall en noeud à part entière et permettra une liaison supplémentaire et plus rapide de Frauenfeld à Zurich.

Cadences augmentées

Le Conseil fédéral renonce en revanche à faire financer par des tiers l'extension du réseau RER trinational au centre de Bâle et de la gare de passage de Lucerne sans garantie de remboursement fédéral. Les deux cantons concernés s'y sont opposés. Les projets pourront se concrétiser, mais lors d’une prochaine procédure. Le financement des travaux préparatoires est assuré.

L'étape d'aménagement 2035 doit renforcer les capacités des trains et réduire les surcharges pronostiquées. Des cadences au quart d'heure sont prévues dans toutes les grandes régions urbaines et des cadences à la demi-heure entre toutes les grandes métropoles. Ces mesures concernent principalement l’Arc lémanique ainsi que les régions de Berne et de Zurich.

Des aménagements sont prévus en particulier sur les sections Genève–Lausanne–Yverdon–Bienne et Soleure–Olten–Zurich–Winterthour. La ligne entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds sera en outre modernisée. L'offre pourra être doublée sur ce tronçon avec deux liaisons rapides et deux liaisons régionales.

Gares aménagées

D’autres améliorations de l’offre seront effectuées sur le pied du Jura, entre Bâle et le Plateau, dans la région de Glaris, en Suisse orientale et centrale, sur les liaisons entre Berne et Interlaken, entre Berne et Brigue, dans la région de Lugano ainsi que dans des régions touristiques. Plusieurs gares dont celles de Nyon, Morges et Neuchâtel devraient être aménagées.

Le transport de marchandises sera optimisé sur les deux axes est-ouest et nord-sud. Les liaisons entre les grandes gares de triage de Lausanne et de Limmattal seront accélérées. Des sillons supplémentaires éviteront les restrictions au transport de marchandises aux heures de pointe dans la région de Zurich et sur le Plateau.

Le financement de l’aménagement ferroviaire est assuré par le fonds d’infrastructure ferroviaire adopté par le peuple en 2014 en même temps que le projet de financement et d’aménagement de l’infrastructure ferroviaire (FAIF).

Dans son message, le Conseil fédéral ne conserve pas la variante plus modeste d'aménagement, soit 7 milliards à l'horizon 2030. Elle n'a reçu aucun soutien en consultation. Le Parlement devrait empoigner le dossier l'année prochaine.

/ATS
 

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