Plusieurs exemplaires de scarabée japonais trouvés au Tessin

Le scarabée japonais (Popillia japonica) prend ses aises au Tessin. Après un premier spécimen ...
Plusieurs exemplaires de scarabée japonais trouvés au Tessin

Plusieurs exemplaires de scarabée japonais trouvés au Tessin

Photo: Keystone/AP/Nati Harnik

Le scarabée japonais (Popillia japonica) prend ses aises au Tessin. Après un premier spécimen observé en 2017, ce sont maintenant sept individus adultes qui ont été trouvés dans un piège. Cette espèce invasive s'attaque à de nombreuses plantes et arbres.

La découverte a été faite en pleine nature près de Stabio. C'est également dans cette localité qu'un premier exemplaire avait été trouvé en juin 2017. L'insecte est présent depuis 2014 dans les régions italiennes du Piémont et de Lombardie.

Conjointement avec l'Office fédéral de l'agriculture, le service phytosanitaire cantonal a annoncé mercredi des mesures. Dans une zone de trois kilomètres autour du foyer proche de Stabio, il est interdit de prélever et d'emporter de la terre ou des parties de plantes.

Motif: le ravageur dépose ses oeufs dans la terre et se cache volontiers dans des plantes, a indiqué à Keystone-ATS Cristina Marazzi, du service phytosanitaire cantonal. Il est considéré au niveau fédéral comme un organisme de quarantaine.

Ravageur vorace

Que ce soit à l'état de larve ou d'adulte, le scarabée japonais - qui mesure environ 1,5 cm - n'est pas facile à distinguer de certaines espèces indigènes. Il a été signalé pour la première fois en Europe, aux Açores (Portugal), dans les années 1970.

La larve du scarabée japonais se nourrit des racines de plantes, graminées, céréales, carottes, fraisiers ou encore pommes de terre et maïs. Au stade adulte, ce ravageur consomme les feuilles des arbres qu'il réduit à l'état de dentelle, n'en laissant que les nervures.

Il s'attaque aux érables, tilleuls, ormes, pommiers, abricotiers, cerisiers, mais aussi aux rosiers, par exemple. Environ 300 espèces de plantes lui servent de nourriture. Aux Etats-Unis, où il s'est établi dès le début du 20e siècle, il n'a pas été possible de l'éliminer et sa prolifération a causé d'importants dommages.

La station fédérale de recherche Agroscope mène depuis 2017 des tests avec des champignons dits insectopathogènes déjà utilisés avec succès contre des hannetons indigènes. Les premiers essais sur des scarabées japonais capturés en Italie ont été jugés prometteurs.

/ATS
 

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