SIX dément les rumeurs de rachat d'une Bourse européenne

Le groupe SIX ne prévoit pas d'acquérir une plateforme boursière européenne. Le prestataire ...
SIX dément les rumeurs de rachat d'une Bourse européenne

SIX dément les rumeurs de rachat d'une Bourse européenne

Photo: KEYSTONE/THOMAS DELLEY

Le groupe SIX ne prévoit pas d'acquérir une plateforme boursière européenne. Le prestataire de services financiers est toujours à la recherche de transactions dans le domaine de l'information financière, a indiqué à AWP vendredi un porte-parole.

SIX s'inscrit ainsi en faux contre un article de Bloomberg paru la veille. Citant des sources 'bien informées', l'agence américaine y affirmait que l'opérateur boursier envisageait de racheter une plateforme d'échange européenne, si la levée de l'équivalence boursière décrétée par Bruxelles venait à perdurer ou la situation à se détériorer.

Et de citer au nombre des potentielles cibles d'acquisition la Bourse espagnole Bolsas y Mercados Espanoles et son homologue autrichienne Wiener Börse.

'Nous sommes entièrement satisfaits des mesures de sauvegarde mises en place par le Conseil fédéral suite à la suspension de l'équivalence boursière dans l'Union européenne et nous n'avons pas connaissance d'une quelconque détérioration potentielle dans le débat sur l'équivalence', a affirmé le porte-parole de SIX. Selon lui, il n'y a 'aucun besoin' de procéder à des acquisitions dans le secteur boursier.

Le groupe vise une croissance externe - c'est-à-dire non liée à des acquisitions - dans le segment de l'information financière, comme l'a confirmé le week-end dernier son directeur général (CEO) Jos Dijsselhof dans un entretien accordé à la NZZ am Sonntag.

Le dirigeant a souligné que cette activité était destinée à être développée constamment, que ce soit par le lancement de nouveaux produits ou par le biais d'acquisitions.

Trésorerie bien fournie

'Nous pouvons sans autres procéder à des transactions jusqu'à concurrence de 1 milliard de francs', a-t-il assuré. Il avait également laissé entendre que la participation détenue dans Worldline, d'une valeur de plus de 3 milliards de francs, pouvait être réduite afin de financer des acquisitions.

Fin juin, l'UE avait refusé une prolongation de l'équivalence boursière à la Bourse suisse sur fond de bras de fer autour d'un accord-cadre institutionnel entre Berne et Bruxelles.

Comme la réglementation boursière européenne n'est plus reconnue comme équivalente, les intervenants basés sur le Vieux Continent ne peuvent plus négocier de titres à la Bourse suisse. Le Conseil fédéral avait alors réagi en interdisant à son tour l'échange d'actions suisses dans l'UE.

/ATS
 

Actualités suivantes

Articles les plus lus