Un forage exploratoire à 650 mètres de profondeur à Satigny (GE)

A Genève, un premier sondage exploratoire à moyenne profondeur a démarré à Satigny dans le ...
Un forage exploratoire à 650 mètres de profondeur à Satigny (GE)

Un forage exploratoire à 650 mètres de profondeur à Satigny (GE)

Photo: KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

A Genève, un premier sondage exploratoire à moyenne profondeur a démarré à Satigny dans le cadre du programme GEothermie2020. Le pilon creusera jusqu'à 650 mètres pour vérifier si de l'eau chaude se trouve en sous-sol.

Ce chantier devisé à 1,5 million de francs est planifié pour une durée de cinq mois, indiquent jeudi le canton et les Services industriels de Genève (SIG) dans un communiqué. La foreuse avance au rythme moyen de dix mètres par jour.

Ce forage exploratoire intervient après plus de trois ans d'étude et de cartographie du sous-sol. L'objectif est de contrôler la présence d'eau, de déterminer son débit et sa température. A cette profondeur, celle-ci devrait se situer entre 25 et 35 degrés.

Il s'agit de l'un des forages les plus profonds jamais réalisés dans le canton. En 1993, ce dernier avait creusé jusqu'à 2700 mètres à Thônex, sans toutefois trouver assez d'eau pour une exploitation géothermique.

A Genève, le développement de la géothermie est une priorité de la stratégie énergétique cantonale. Lancé en 2014, le programme GEothermie2020 vise à débuter les premières exploitations d'énergie géothermique à l'horizon 2020. D'ici une vingtaine d'années, la géothermie pourrait couvrir 20% des besoins en chaleur.

Plus profond

Les analyses ont décelé d'importantes nappes d'eau chaudes dans le canton, localisées dans cinq zones. En fonction des résultats du sondage de Satigny, les SIG effectueront trois à six autres forages durant les trois prochaines années. Il sera ensuite possible de travailler sur des cibles plus profondes.

La géothermie de moyenne profondeur mise sur des forages entre 500 et 1500 mètres. Elle pourra être utilisée notamment pour chauffer des communes entières, des serres maraîchères ou encore des zones industrielles.

/ATS
 

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