Un recours contre un plan de quartier lausannois est rejeté

Le Tribunal fédéral rejette un recours contre le plan de quartier St-Laurent à Lausanne. Cette ...
Un recours contre un plan de quartier lausannois est rejeté

Un recours contre un plan de quartier lausannois est rejeté

Photo: KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

Le Tribunal fédéral rejette un recours contre le plan de quartier St-Laurent à Lausanne. Cette décision va permettre au groupe Manor de poursuivre son projet de rénovation de son grand magasin au centre de la capitale vaudoise.

A la demande du groupe Manor en 2010, l'administration lausannoise a lancé une procédure de plan de quartier pour le périmètre St-Laurent, Louve, Grand-St-Jean, Pichard et Haldimand. Mis à l'enquête en 2014, ce dernier permet de démolir et de reconstruire certains bâtiments. D'autres sont au contraire préservés dans cette zone faisant partie de la ville basse selon l'Inventaire fédéral des sites construits d'importance nationale à protéger en Suisse (ISOS).

L'exploitant d'un hôtel garni situé dans le périmètre a fait opposition au plan de quartier. Il avançait que les volumes de certains bâtiments à reconstruire n'étaient pas conformes au plan général d'affectation et que certaines de ses chambres seraient privées de la vue dont elles bénéficient sur la Cathédrale de Lausanne.

Après avoir été débouté par le Tribunal cantonal, le tenancier a recouru devant le Tribunal fédéral. Dans un jugement publié mardi, celui-ci reconnaît, comme les juges cantonaux, que le plan a été établi à la demande de Manor afin de renforcer son offre. Pour autant, le projet n'est pas dénué d'intérêt public: il répond à la volonté des autorités cantonales et communales de renforcer l'attractivité du centre-ville.

La haute cour relève aussi que le plan initial a été modifié afin de mieux respecter le tissu historique de ce secteur de la ville. En particulier, en apportant des ruptures de volumes au niveau des toitures.

Le Tribunal fédéral constate aussi que seules quelques chambres de l'hôtel perdraient la vue sur la Cathédrale. Et que cet attrait - la majorité des chambres n'en disposent d'ailleurs pas - n'était pas le seul atout de cet établissement situé au coeur de la ville. Dans ces conditions, les juges de Mon Repos ont estimé que les intérêts privés de la recourante devaient céder le pas sur l'intérêt public poursuivi par le plan de quartier. (arrêt 1C_279/2017 du 27 mars 2018)

/ATS
 

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